La langue est depuis longtemps l’une des problématiques que les Québécois ont dû faire face. Dans la communauté autochtone de Mashteuiatsh, voilà que le même problème fait surface, car très peu de jeunes parlent ilnu.
L’un des plus gros problèmes de nos communautés est certainement que la transmission des coutumes artistiques, historiques, culturelles, ainsi que des valeurs n’est plus aussi simples a véhiculé qu’elle l’a déjà été dans le passé.
Est-ce par désintérêt ou par manque de temps que nous ne nous intéressons plus à la vie de nos ancêtres? Je ne sais pas.
Quand nous entendons à la radio, que l’histoire deviendra un jour matière facultative sur les bancs des polyvalentes, je pense qu’il y a matière à s’inquiéter. C’est la seule manière de renseigner les jeunes sur qui nous sommes et comment nous en somme venu ici. Qu’ils aiment la matière ou non, ils n’ont pas d’autre choix que d’en assimiler qu’un fragment du plan de cours.
Le but des cours d’histoire n’est pas de faire de nos jeunes des historiens, mais simplement de les renseigner. Ainsi ils sauront fêter avec fierté chaque 24 juin.
Du côté de Mashteuiatsh, je ne sais pas si les jeunes se voient enseigner l’histoire de leurs aïeux. Par contre, comme partout, les jeunes délaissent tranquillement les traditions. Ce ne sont pas les efforts qui manquent. Après quelques visites au Musée amérindien, j’ai pu découvrir que nombreux artisans tentent de partager leurs savoir-faire avec les plus jeunes dans le cadre d’ateliers et de programmes. Je comprends la détresse de cette communauté quant à la transmission de son passé. Avant que les derniers artisans de capteur de rêves, de raquettes ou de tambours soient disparus, il est essentiel pour eux d’offrir aux jeunes ce savoir pour ainsi conserver le sentiment d’appartenance, mais également la fierté d’être Ilnu.
Je suis étonnée de voir à quel point des luttes sont similaires entre peuples autochtones et non-autochtone.
Nous avons la chance dans la MRC du Domaine-du-Roy de pouvoir découvrir la communauté de Mashteuiatsh. Je désire employer le terme « découvrir », car très peu de non-autochtones osent s’aventure sur ce territoire et ainsi voir toutes les beautés de Mashteuiatsh; le Piekouagami dans toute son immensité, car à aucun endroit nous ne pouvons le voir sous cet angle.
Bien que les fêtes nationales soient séparées de quelques jours, je pense qu’il est intéressant d’espérer, qu’un jour, nous célébrerons la fierté de deux peuples qui, bien que différents, ont su conserver leur authenticité.
Célébrez la fierté de deux peuples
Dimanche dernier, c’était la Journée nationale des autochtones. Comme tous les ans, la communauté se rassemble sur le site communautaire afin de célébrer. Mercredi prochain, ce sera à notre tour de célébrer notre fierté d’être Québécois. Malgré les différences qui marquent nos communautés, nous désirons tous véhiculer des valeurs de rassemblements, de partage, mais également d’une lutte qui perdure depuis longue année pour la sauvegarde de nos acquis.
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