Les étudiants du Cégep de Saint-Félicien affirme qu'une hausse des frais de scolarité pourrait nuire à l'avenir du Québec

Hélène
Hélène Gagnon
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Les étudiants du Saguenay—Lac-Saint-Jean s'opposent vigoureusement à la proposition du gouvernement libéral d'imposer une hausse des frais de scolarité de l'ordre de 250 %. Selon les analyses de la défunte Fondation canadienne des bourses du millénaire, l'endettement public moyen d'un étudiant passerait de 15 000 $ à 25 000 $ à la fin des études au baccalauréat du premier cycle. Une nouvelle qui ne réjouit pas les étudiants du Cégep de Saint-Félicien.

Christine Lambert. (Photo: Hélène Gagnon)

« Il est difficile pour un étudiant de vivre actuellement avec les prêts et bourses que nous offre le gouvernement. Présentement, plusieurs étudiants sortent de l'université avec une moyenne d'endettement de 20 000 $. Après une augmentation de 250 %, les étudiants vont se retrouver avec un remboursement supérieur à 25 000 $ », mentionne la présidente de l'Association des étudiants du Cégep de Saint-Félicien, Christine Lambert.

La représentante des étudiants du Cégep de Saint-Félicien, Dominique Maillette, explique qu'une telle augmentation des frais de scolarité entraînerait des problématiques d'une grande importance pour les étudiants du Lac-Saint-Jean : « Nous n'avons pas accès à une université proche de Saint-Félicien contrairement à Jonquière et Chicoutimi. Donc, en plus des contraintes géographiques, on voudrait ajouter des contraintes financières importantes », explique-t-elle.

Par contre, à cette barrière géographique s'ajoute une barrière économique importante : « On a beau dire que notre région a un important besoin de techniciens, mais il ne faut pas cacher que nous avons aussi besoin de biologistes. Il faut connaître les possibilités d'emplois de notre région si nous voulons rester ici », mentionne la présidente.

Afin de trouver un terrain d'entente, les étudiants demandent au gouvernement Charest de bonifier l'indexation : « Présentement, le gouvernement dit que nous avons droit à 7 $ par jour pour nous nourrir. Avec 7 $, on ne mange pas grand-chose à part peut-être du dîner kraft », affirme-t-elle à la blague.

Le gouvernement mentionnent que les parents qui ont un salaire commun de 30 000 $ sont en mesure de contribuer aux études de leurs enfants. Un revenu de 30 000 $ se situe à la limite du faible revenu. Les associations étudiantes de la région souhaitent donc voir cette limite augmenter afin de permettre à un plus grand nombre d'accomplir des études postcollégiales.

Bien que les chiffres semblent démontrer que la dette liée aux études universitaires est plus élevée dans les autres provinces canadiennes qu'ici, Christine Lambert croit qu'il ne faut pas se comparer : « Les autres provinces sont bien plus riches et on bien plus de revenus que le Québec. Les étudiantes de l'Alberta ou de la Colombie-Britannique remboursent plus facilement leur dette. Lors d'un voyage dans l'Ouest, j'ai appris que le salaire de base dans les restaurants Mc Donald était de 12,50 $. C'est quelques dollars de plus qui ont un impact bénéfique sur la durée de la dette », souligne Mme Lambert.

Les étudiants souhaitent donc que l'argent du gouvernement soit mis aux bons endroits : « L'éducation, c'est ce qui permettra au Québec de se développer et d'avoir un futur meilleur. Le tout passe par l'éducation. Présentement avec les frais que le gouvernement veut nous faire assumer, il est impossible de penser immédiatement que le Québec se développera », conclut la présidente.

L'aile jeunesse du PQ réplique

Pour Alexandre Banville, porte-parole régional du comité régional jeune du Parti Québécois du Saguenay—lac-Saint-Jean-Nord-du-Québec « la mission d'une aile jeunesse au sein d'un parti politique est de faire valoir la vision des jeunes auprès de leur parti. Les jeunes libéraux ne l'ont visiblement pas compris. Le message porté par les représentants de la Coalition des associations Étudiantes du Saguenay—Lac-Saint-Jean est clair; l'accessibilité aux études ne doit pas devenir une question d'élitisme », a fait valoir le porte-parole régional. « En plus de ne pas collaborer dans le dossier du programme canadien de bourses aux études, les libéraux surenchérissent en augmentant les frais de scolarité. Décidément, c'est l'accessibilité aux études qui est compromise », soutient M. Banville.

Organisations: Association des étudiants du Cégep de Saint-Félicien, Université proche de Saint-Félicien, Parti Québécois Coalition des associations Étudiantes du Saguenay—Lac-Saint-Jean

Lieux géographiques: Québec, Jonquière, Chicoutimi Alberta Colombie-Britannique

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