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Un fléau pour les dépanneurs

Michel Gadbois et Richard Guénard.(Photo : Daniel Migneault)

Michel Gadbois et Richard Guénard.(Photo : Daniel Migneault)

Daniel Migneault
Publié le 20 Novembre 2008
Publié le 26 Juillet 2010
Daniel Migneault

Contrebande de tabac

La contrebande de tabac ne cesse de prendre de l’ampleur, si bien qu’aujourd’hui, 45 % des cigarettes consommées proviennent de la contrebande. L’Association canadienne et québécoise des dépanneurs en alimentation lance un cri d’alarme.

Sujets :
Parti québécois , Action démocratique du Québec , Premières Nations , Québec , Lac-Saint-Jean

La tournée « Non à la contrebande, oui à la commission » s’est arrêtée au Dépanneur Chez Ricky de Roberval. Il s’agit d’une vaste offensive pour obtenir du gouvernement du Québec la mise sur pied d’une commission parlementaire sur la contrebande de tabac.

Le vice-président de l’association, Michel Gadbois, estime qu’une telle commission est essentielle pour trouver des solutions au fléau. Présentement, un dépanneur par jour ferme ses portes. Selon lui, il faut que l’ensemble des groupes concernés, soit les forces policières, les écoles, les groupes de santé et les Premières Nations, se concerte sur un plan d’action.

L’impact des contrebandiers est catastrophique sur les petits commerçants selon Richard Guénard, propriétaire du Dépanneur Chez Ricky : « Ici, au Lac-Saint-Jean, on perd facilement 100 000 $ par année par magasin à cause de la contrebande, soutient-il. Comment voulez-vous compenser de telles pertes autrement qu’en coupant dans les salaires, dans le nombre d’employés et en travaillant nous-mêmes encore plus d’heures par semaine? À un moment donné, ça finit pour craquer et c’est ce qu’on voit de plus en plus. »

Le Parti québécois et l’Action démocratique du Québec appuient la tenue de la commission parlementaire. En raison du déclenchement des élections, il n’y a pas eu de vote sur la question.

Lors de la conférence de presse, les candidats du Parti québécois, Denis Trottier, et de l’Action démocratique du Québec, Jacques Cadieux, ont pris position en faveur d’une commission. Le Parti libéral du Québec a reçu l’invitation, mais n’y a pas répondu.

Jacques Cadieux estime que cette question dépasse la partisannerie politique. Il croit que les gens doivent être informés sur ce fléau. Pour sa part, Denis Trottier déplore que le gouvernement pénalise les petits commerçants qui respectent les règles et ne s’occupe pas du vrai problème qu’est la contrebande.

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