« C’est un premier pas vers l’amélioration de l’industrie, affirme le directeur général du Cégep de Saint-Félicien, Louis Lefebvre. Le marché exigera des produits « verts ». La forêt a déjà un avantage puisque c’est un produit « vert ». En tant que première région forestière, le Saguenay—Lac-Saint-Jean doit se positionner stratégiquement. »
« Le développement durable, c’est plus qu’une mode. C’est devenu un outil pour les entreprises qui veulent se positionner et être compétitives. Nous travaillons depuis 20 ans pour développer des outils. C’est un grand pas pour l’avenir de l’industrie forestière et nos entrepreneurs locaux », soutient le président de la Fondation du développement durable, Raymond Rouleau.
Gérard Lebrun, ingénieur forestier au Cégep de Saint-Félicien, et Réjean Villeneuve, ingénieur forestier au CQDD, réaliseront la première étape de l’analyse. Dans une première phase, les experts étudieront tous les aspects communs à l’ensemble des entreprises forestières. Ce plan permettra aux entrepreneurs d’évaluer leurs impacts environnementaux et d’apporter des correctifs pour se démarquer davantage.
Dans les prochaines phases, les entreprises pourront réclamer une analyse plus personnalisée. Concrètement, une analyse de cycle de vie permet d’évaluer l’impact d’un produit, de la récolte de la matière première, à sa conception, sa commercialisation, son utilisation, jusqu’à la fin de sa vie utile.
Alliance Bois Saguenay—Lac-Saint-Jean, qui regroupe de nombreux entrepreneurs forestiers de la région, confirme qu’il y a de l’intérêt de la part de l’industrie pour la réalisation de ce type d’analyse. L’un des objectifs d’Alliance Bois 02 est de favoriser une approche collective. Ce projet s’inscrit parfaitement dans cette lignée.
« Aujourd’hui, les entreprises doivent obligatoirement prendre en considération la dimension environnementale des produits afin de bien se positionner sur les marchés, qu’ils soient régionaux, québécois, canadiens, étatsuniens ou mondiaux », a mentionné le président d’Alliance Bois, Réal Bouchard.
Pour sa part, le Cégep de Saint-Félicien veut se positionner comme un chef de file en matière de recherche et développement pour le secteur forestier. Éventuellement, l’institution aimerait bien accueillir un centre de transfert ou un centre de recherche.
Le projet, qui s’échelonnera sur un an pour la phase 1, nécessite un investissement global de 378 733 $, dont 56 810 $ sont injectés par le Cégep de Saint-Félicien et 37 873 $ sont fournis par la Fondation du développement durable.
Développement économique Canada confirme une aide financière non remboursable de 284 050 $ dans le cadre du programme Croissance des entreprises et des régions.
« Il y a un an, j’ai demandé aux gens de m’aider à les aider pour soutenir l’industrie forestière. C’est important de réfléchir collectivement pour l’industrie. La solution passe par la recherche et le développement, la deuxième et troisième transformation et le développement durable », a soutenu le ministre Denis Lebel.




