Conflit sur le bois d’œuvre : Québec fait appel à Raymond Chrétien

Serge Tremblay serge.tremblay@tc.tc
Publié le 18 octobre 2016

Pile de planches.

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FORÊT. L’ex-ambassadeur Raymond Chrétien aura à sa charge de représenter les intérêts du Québec dans l’épineux conflit qui oppose le Canada et les États-Unis sur le bois d’œuvre résineux.

La ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, en a fait l’annonce ce matin. Québec cherche notamment à faire valoir la spécificité de son régime forestier auprès du gouvernement américain en vue d’un éventuel accord sur le bois d’œuvre.

« Nous souhaitons la poursuite des discussions pour trouver une solution négociée, et c’est aussi ce qu’envisage le gouvernement américain. Le gouvernement du Québec entend défendre activement les intérêts de son industrie, de ses travailleurs et des communautés concernées. Le Québec doit préserver sa compétitivité dans le domaine forestier et maintenir son accès au marché américain », souligne la ministre Anglade.

« Mon mandat sera de faciliter la conclusion d’un nouvel accord profitable pour le secteur forestier québécois, en partenariat avec le gouvernement fédéral. Je conseillerai aussi le gouvernement du Québec quant aux questions liées à la négociation d’un nouvel accord. Enfin, j’interviendrai auprès du gouvernement du Canada et des autres provinces pour expliquer les nombreux avantages du régime forestier mis en place par le gouvernement du Québec en 2012 », mentionne pour sa part Raymond Chrétien.

L’accord sur le bois d’œuvre conclu en 2006 entre le Canada et les États-Unis est venu à échéance en octobre 2015. Une trêve était prévue jusqu’au 12 octobre dernier afin que les parties puissent négocier, mais aucun accord n’a pu être conclu.

Le marché américain constitue le principal débouché pour le bois d’œuvre québécois. En l’absence d’un accord, des conséquences sont à prévoir sur les activités des entreprises de sciage du Québec.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où la forestière Produits forestiers Résolu est présente en force, des pertes d’emplois potentielles ont été évoquées par le PDG de l’entreprise. Certains investissements ont également été mis sur la glace face à l’incertitude créée par ce conflit.