De l'aide disponible pour les hommes en détresse

Cindy Girard redaction.saguenay@tc.tc
Publié le 12 juillet 2016
homme barricadé Jonquière
Photo TC Media - Audrey-Anne Maltais

PSYCHOLOGIE. TC Media dressait, récemment, le bilan des événements tragiques survenus au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où trois personnes ont été abattues par des policiers, depuis janvier dernier. Deux d'entre elles s'étaient barricadées dans leur domicile. À la lecture de ce constat, Réseau Hommes Québec (RHQ) a tenu à rappeler que de l'aide était offerte aux individus qui éprouvent de la détresse psychologique.

« Oui, les femmes s’expriment pendant que beaucoup d’hommes s’enferment dans leur caverne. Or, les hommes ont aussi besoin d’un lieu pour être écoutés, sans qu’on les interrompe, sans qu’on leur donne de conseils, sans qu’on les juge, sans qu’on les questionne, juste ventiler, juste être accueillis dans ce qu’ils vivent », explique l'organisme, par voie de communiqué.

D'ailleurs, des groupes d'écoute et d'entraide sont en place, dans la région, pour venir en aide aux hommes. Au total, quatre groupes et six parrains sont disponibles au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour appuyer les hommes dans leurs démarches.

« Dans les groupes d’écoute, de parole et de partage du RHQ, les hommes ont un espace privilégié pour exprimer ce qu’ils ressentent, dans l’accueil, le respect et le non-jugement, face à d’autres hommes prêts à les écouter. »

Rue Saint-Germain

Rappelons que la fin de semaine dernière, Simon Simard s'est barricadé dans son appartement de la rue Saint-Germain, à Jonquière. Il a tenu le siège pendant plus de 16 heures après quoi il a été touché par deux balles. Il a été transporté à l'hôpital, où son décès a été constaté. Selon les policiers, cet individu de 27 ans présentait des signes de détresse psychologiques. À cet effet, il menaçait de se faire exploser à l'aide d'une bombe artisanale. L'enquête a été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes. Une dizaines d'enquêteurs se sont dirigés du côté de Jonquière pour faire la lumière sur les événements. Ils ont quitté la résidence, mardi.

Autre cas

Qui plus est, le 18 mars, les policiers ont abattu Jean Roussel, 43 ans, après que celui-ci se soit barricadé dans sa demeure de la rue J.R.-Théberge, à Chicoutimi. Vers 17h30, l'homme avait contacté le Service de police avant de s'enfermer dans son logement.

Vers 18h, des coups de feu avaient alors été entendus. Le quadragénaire avait été atteint par les tirs des policiers et avait été transporté à l'hôpital, où son décès a été constaté. La Sûreté du Québec avait expliqué «qu'en pleine crise, Jean Roussel avait foncé sur les policiers avec une arme blanche et ces derniers se seraient sentis menacés ».