La route 155 fait encore jaser

Zone de 50 km/h à Lac-Bouchette


Publié le 11 février 2017

Le pantin installé par Isabelle Dubé provoque l'étonnement de plusieurs automobilistes.

©Gracieuseté

SÉCURITÉ. Une mère de famille de Lac-Bouchette, Isabelle Dubé, en a assez des chauffards qui circulent à grande vitesse dans la zone de 50 km/h à l’entrée nord de la localité.

La municipalité est consciente de la problématique, de même que les patrouilleurs de la Sureté du Québec qui sont avisés de la problématique.

« Est-ce qu’un drame va devoir arriver avant qu’on bouge? Entre la halte routière et la voie ferrée, il y a une vingtaine d’enfants qui vont à l’école primaire. Certains, dont mes enfants, doivent marcher le long de la route 155 pour aller attendre l’autobus. Je vois régulièrement des camions lourds et les véhicules d’entretiens qui circulent à plus de 90 km/h, et ce, malgré la présence des enfants sur le bord de la route. Ça m’inquiète énormément », mentionne Mme Dubé.

Isabelle Dubé a fait des plaintes à la Sureté du Québec, à la municipalité de Lac-Bouchette, ainsi qu’à la Commission scolaire dans l’espoir de trouver une solution. Devant l’inaction, cette dernière a donc installé un pantin sur le banc de neige devant sa résidence afin d’interpeller les conducteurs. Une stratégie qui selon elle fonctionne, mais que la Sureté du Québec désapprouve.

Zone particulière

La zone de 50 km/h est sur une distance de moins de 500 mètres. Pour la mairesse de Lac-Bouchette, Ghislaine Hudon, les conducteurs n’osent pas réduire leur vitesse afin de gravir la côte, dans laquelle la zone de 90 km/h débute.

« Nous sommes bien conscients de la problématique. Nous comprenons l’inquiétude des parents. Il n’y a pas de trottoir et les enfants doivent marcher en bordure de la route pour se rendre à leur arrêt. La Sureté du Québec est avisée. Ils font du radar, mais ils ne peuvent pas faire plus », souligne la mairesse.

Dans ce dossier, plusieurs intervenants ont donc été approchés, mais aucune solution n’a véritablement été trouvée.

« Est-ce que le prolongement la zone de 50 km/h pourrait être une solution? Il y a beaucoup de résidents dans le secteur et plusieurs enfants. Peut-être que nous pourrions en faire la demande au ministère », souligne Mme Hudon.

Pour Isabelle Dubé, il va être urgent de trouver une solution.

« Je ne suis pas certaine que les avertissements de la Sureté du Québec soient suffisants. Le problème est réel, et ce, autant l’hiver que l’été. Les poids lourds ne respectent pas la limite. La surveillance n’est pas constante et il n’y a aucun panneau avec la mention attention à nos enfants. Cette route est dangereuse, alors agissons », affirme la mère de famille.