Violence sexuelle dans nos collèges: la tournée de réflexion s'amorce à Saguenay


Publié le 14 février 2017

La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David.

©Photo: TC Media- Cindy Girard

SENSIBILISATION. Une cinquantaine d'intervenants du milieu de l'enseignement supérieur s'étaient réunis, mardi, pour prendre part à la première journée de réflexion pour prévenir et contrer la violence à caractère sexuel sur les campus et dans les collèges du Québec. Cette tournée, qui s'amorçait à Saguenay, a permis de recueillir de nombreuses recommandations.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, était dans la région pour l'occasion. Celle qui a assisté aux nombreux échanges entre les participants s'est dite très heureuse des discussions.

« Je suis plus que satisfaite du travail réalisé. C'était une journée avec des gens de tous les horizons et c'est exactement cela que j'espérais. Il y avait des directions d'établissement, des professionnels, des associations étudiantes, des étudiants, des enseignants, des membres de syndicats et des gens des Premières Nations.  On a abordé trois grands sujets qui touchent les violences à caractère sexuel et nous avons obtenu des recommandations vraiment pertinentes », a confié Mme David.


Parmi les thèmes abordés pendant la journée, on retrouvait la prévention et la sensibilisation aux violences à caractère sexuel, la gestion du dévoilement et de la dénonciation ainsi que la sécurité.


« Nous avons reçu plusieurs recommandations qui suivent les meilleures pratiques. […] Quatre autres journées de réflexion auront lieu d'ici le mois de mars et ensuite, nous allons compiler tout cela et traduire les recommandations en projet de loi. J'espère que cela va se faire le plus vite possible, soit d'ici la fin de la session parlementaire ou au début de la prochaine », a précisé Mme David.


De nouvelles ressources

Afin d'apporter de l'aide aux victimes de violence sexuelle dans nos collèges et universités, le gouvernement a prévu l'embauche d'une centaine de nouvelles ressources professionnelles réparties dans les établissements du Québec.


« L'argent est disponible depuis le mois de janvier. Évidemment, il faut les choisir ces ressources et les engager. On veut qu'il y en ait autant pour les plus petits établissements que pour les plus grands. C'est une première  étape. Il faut augmenter nos ressources. »


Rappelons que cette réflexion s'est amorcée à la suite d'événements survenus un peu plus tôt cette année, notamment, à l'Université Laval.


Nouveau recteur à l'UQAC


Interrogée quant au processus de nomination du nouveau recteur à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), la ministre David s'est montrée rassurante et est convaincue que le comité de sélection saura mettre la main sur la perle rare.


« C'est un rôle important que d'être dirigeant d'un établissement universitaire ou collégial. J'en ai vu passer beaucoup des campagnes d'appel au rectorat. Les processus de nomination sont différents d'une université à l'autre. Ce que l'on espère, c'est trouver la meilleure personne pour Chicoutimi.  Moi, je fais confiance à la démocratie du processus, à la transparence et aux gens qui sont dans le processus pour nommer le prochain recteur », a terminé la ministre.