Pas le temps de se chicaner

Chambre de Commerce et d’industrie de Roberval


Publié le 14 mars 2017

Serge Taillon.

©TC Media - Hélène Gagnon

ÉCONOMIE. La Chambre de commerce et d’industrie de Roberval déplore la manière dont la population a eu vent des décisions entourant la restructuration du Centre Desjardins aux entreprises Domaine-du-Roy, ainsi que des bureaux administratifs de Produits forestiers Résolu, deux entités ayant pignon sur rue à Roberval.

« En ce qui a trait au Centre Desjardins, nous étions au fait de cette situation depuis déjà un an. Nous avions également rencontré les directions de la Caisse et du Centre aux entreprises, afin de saisir la décision. Comme ils sont en réorganisation et que leur territoire couvre de Dolbeau à Roberval, logiquement Saint-Félicien est au centre. Leur objectif est de rassembler leur équipe sous un même toit. Bien sûr, la CCI de Roberval serait déçue que cet établissement quitte Roberval », souligne Serge Taillon, président de la CCI de Roberval.

La Chambre espère que la direction évaluera toutes les avenues, mais sait bien qu’il s’agit d’une entreprise corporative, mais également privée.

« De notre côté, on se réjouissait que la direction ait repoussé d’un an sa décision. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de mettre de la pression sur la Caisse. La Caisse est selon nous l’un des citoyens corporatifs institutionnels le plus présents dans le milieu, par l’aide au financement des entreprises, mais également une des plus souples. Nous devons tout faire pour rester en bons termes avec eux », ajoute M. Taillon.

Résolu

La Chambre a été bien surprise d’apprendre la décision de PFR de fermer ses bureaux administratifs de Roberval.

« Nous avons été aussi surpris que notre premier magistrat. […] On ne peut pas se réjouir d’une telle nouvelle », affirme Serge Taillon.

Bien qu’on parle de transfert d’emplois, pour la ville de Roberval, il s’agit d’une perte.

« Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation arrive. On peut parler du CIUSSS ou la désinstitutionnalisation. On vit actuellement une période de décroissance, cela peut se traduire par une diminution des revenus, mais aussi par l’augmentation de la clientèle sans l’ajout de moyen. Devant l’une ou l’autre des situations, les entreprises doivent aller chercher de l’efficacité. Cela se traduit par plusieurs mouvements auxquels il est bien difficile d’être épargné », souligne le président de la CCI.

La Chambre de commerce et d’industrie se réjouit tout de même qu’il n’y ait pas de perte d’emplois. De plus, M. Taillon souligne que sans M. Garneau, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean aurait pu être durement touchée par le plan de protection du caribou forestier, les attaques de Greenpeace, les aires protégées, les calculs du forestier en chef, l’accord de l’ALENA, etc.

« L’entreprise a beaucoup de contraintes à gérer sur lesquelles elle a bien peu de pouvoir. Je pense qu’il faut donc rester en bons termes avec eux. L’avenir est plein de défis. C’est peut-être plus le temps de chercher des solutions que de se chicaner », conclut Serge Taillon.