Saint-Félicien et ses pompiers signent une entente de sept ans

Une nouvelle ère dit le maire Gilles Potvin

Publié le 14 mars 2017

Olivier De Launière, directeur du Service de sécurité incendie de Saint-Félicien-Saint-Prime-La Doré

©TC Media - Denis Hudon

ENTENTE. La Ville de Saint-Félicien et le Syndicat des pompiers et pompières du Québec, section locale de Saint-Félicien, ont un nouveau contrat de travail négocié de sept années, pour les années 2017 À 2023.

Sur le plan salarial, les pompiers recevront une hausse de 2 % pour chacune des années, soit 14 % sur sept ans. Saint-Félicien compte 57 pompiers syndiqués.

Saint-Félicien est l’une des premières villes au Québec à s’entendre avec ses pompiers sur une aussi longue période. 

Pour le maire Gilles Potvin, cette façon de faire pourrait bien devenir une tendance dans les années à venir, en tout cas il dit le souhaiter grandement. 

« Cela a l’avantage de créer une stabilité sociale et permet aussi de mieux planifier sur le long terme », a dit le maire en séance ordinaire du conseil municipal, lundi soir. Selon lui, tout le monde y gagne; la Ville, les pompiers et la population. La dernière convention collective était échue depuis le 31 décembre dernier. Il aura fallu seulement deux rencontres pour que les deux parties s’entendent. Le directeur du service incendie Olivier de Launière a salué l’ouverture d’esprit de part et d’autre.

Dépôt du rapport annuel

Par ailleurs, l’ensemble des objectifs du schéma de couverture de risques révisé du service de sécurité incendie Saint-Félicien-Saint-Prime-La Doré a été atteint, selon son directeur, Olivier de Launière. Celui-ci a déposé son rapport annuel 2016 au conseil municipal de Saint-Félicien.

D’entrée de jeu, le directeur a rappelé que 2016 a été une année charnière pour son service en raison de la révision du schéma adopté par les trois municipalités membres. « Cette révision a fait en sorte de mieux nous positionner pour l’avenir en regard du service à offrir à la population. »

Au cours de la dernière année 2016, le service des incendies a effectué 1351 visites résidentielles et dans 95 % des cas, les avertisseurs de fumée étaient fonctionnels. Quelque 115 inspections de risque plus élevé ainsi que 45 plans d’intervention ont aussi été réalisés.

Dix-huit incendies de bâtiments ont été dénombrés, deux de plus que l’année précédente 2015 : six à La Doré, le double de 2015, sept à Saint-Félicien (six en 2015), quatre dans le secteur Saint-Méthode (trois en 2015) et un à Saint-Prime (quatre en 2015).

Quant au total des pertes matérielles à la suite de ces incendies, elles se chiffrent à 475 700 $, soit 32,73 $ par habitant, comparativement à 25,27 $ l’année précédente, alors que la moyenne provinciale était de l’ordre de 53,61 $.

Un incendie mortel

Le directeur de Launière note aussi dans son rapport que la moitié des incendies sont causés par des erreurs humaines.

Trois incendies de bâtiments ont d’ailleurs été causés par des feux de friture et malheureusement, l’un d’eux  a fait un décès, en janvier 2016.

Le directeur rappelle à la population qu’il ne faut jamais faire cuire des frites dans une casserole avec de l`huile. 

« L’utilisation d’une friteuse homologuée est la manière la plus sécuritaire de préparer ce genre de repas. En 2002, un incendie à Saint-Félicien avait fait un décès, dans les mêmes circonstances que celui du début de l’année 2016 », déplore Olivier de Launière.

Sur la vingtaine d’incendies en 2016, outre les trois feux de friture, quatre sont d’origine électrique, quatre sont le résultat de travail à chaud, trois à des procédés industriels, trois sont des défaillances mécaniques ou électriques, deux sont dus à des erreurs humaines et un feu a été le résultat de chauffage au bois. 

Avec le changement d’heure de la dernière fin de semaine, c’est le moment idéal pour se rappeler de vérifier l’état de fonctionnement des avertisseurs de fumée et aussi de changer les piles.