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Une nouvelle avenue pour La Vache Copine


Publié le 16 avril 2017

François Boily et Manon Ouellet trempent dans l’univers de la Vache Copine depuis belle lurette.

©TC Media - Hélène Gagnon

DESSERT. François Boily et Manon Ouellet ont certainement de la crème glacée qui coule dans leurs veines. Opérant La Vache Copine, situé à la marina de Roberval, depuis 22 ans, ils sont passionnés par les défis qu’apporte l’entrepreneuriat, mais ils sont avant tout soucieux d’offrir une expérience gastronomique unique à tous ceux qui ont la dent sucrée.

François Boily est tombé jeune dans la potion magique. Dès l’âge de douze ans, il travaillait au bar laitier de ses parents situé sur le boulevard Marcotte.

« C’était une immense tête de vache. Elle a marqué l’univers de bien des gens. Le commerce a dû se relocaliser lors de l’acquisition du terrain par la compagnie Irving. C’est lors de la relocalisation en 1995 que nous avons pris la relève. Manon travaillait avec nous depuis 1987. C’est dire que nous étions passionnés par les possibilités que nous offrait cette entreprise familiale », mentionne M. Boily.

La Vache Copine est une micro entreprise ouverte d’avril à la mi-septembre. Ouvert 7 jours sur 7, durant près de 6 mois, c’est une période assez intense pour les propriétaires.

« J’arrive à 5h certains matins, afin de faire la production. C’est l’une des particularités de notre entreprise. Je pourrais décider d’acheter des produits préfabriqués, mais je veux offrir un produit de qualité à nos clients. Je fais donc les gelatos, les barres de yogourt glacé, les cornets gaufrés et nos desserts sont également faits maison. Ainsi, nous contrôlons la provenance des ingrédients, la qualité des lieux de fabrication et la fraicheur de nos produits. Nous allons même jusqu’à développer nos propres recettes afin d’offrir de la nouveauté à nos clients », ajoute M. Boily.

Bien que François se dédie complètement à l’entreprise en saison estivale, Manon occupe un autre emploi à temps complet. Par contre, la passion étant bien présente, elle travaille les soirs et les week-ends au commerce, soulignant qu’il s’agit de son loisir.

Douce folie

Depuis quelques années, les propriétaires développent de nouveaux produits. Il s’agit d’une manière pour l’entreprise de se distinguer. François et Manon sont conscients que ce surplus de tâches frôle la folie.

« Je m’amuse à dire qu’on est un bar laitier plus. C’est notre stratégie pour nous positionner. À titre d’exemple, le Volupté aux bleuetsTM est un produit que nous avons créé dans le cadre d’un concours organisé par Nutrinor. Ce produit figure toujours à notre carte. Même chose pour le MollegourtTM. Depuis quelque temps, on propose des desserts plus complets à nos clients que nous servons avec un accompagnement glacé. On ne veut pas réinventer le bar laitier. Il y a des gens qui tiennent aux classiques, mais il y a des gens qui recherchent plus. On a l’environnement pour offrir ce petit plus, les gens peuvent ici prendre le temps », explique M. François.

Quand on demande à François est Manon, les raisons qui expliquent leur décision de confectionner eux-mêmes plusieurs produits. François souligne que c'est par folie.

« Nous sommes passionnés. On ne compte pas nos heures. Nos clients ne voient pas l’envers du décor, qui pourtant nous fait passer autant d’heures à la préparation, qu’au service à la clientèle. Par contre, les sourires nous font vite oublier le travail supplémentaire », souligne M. Boily.

La mise au point de produits maison est une affaire de cœur pour les propriétaires.

©TC Media - Hélène Gagnon

Quand la famille s’en mêle

Leurs trois enfants, Anne-Sarah, Marie-Pascale et Louis-Nicolas, ont également l’entreprise à cœur. Tous âgés dans la vingtaine, ils sont impliqués dans les décisions entourant l’entreprise.

« C’est le travail d’équipe qui fait notre force. Chacun apporte des idées afin que nous puissions développer de nouveaux produits, comme notre gelato aux mini-eggs pour Pâques. Définitivement, La Vache Copine est notre sujet de conversation de prédilections lors de repas de famille, et ce, bien malgré nous », conclut François Boily.