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Transfert des caribous : la meilleure solution selon le Zoo sauvage de Saint-Félicien

De Val d'or vers Saint-Félicien


Publié le 17 mai 2017

Le caribou forestier.

©TC Media - Archives

FAUNE. Le projet de relocaliser la dernière harde de caribous forestiers de Val d’Or au Zoo sauvage de Saint-Félicien a engendré une vive opposition. Malgré tout, le zoo croit qu’il s’agit de la meilleure action à entreprendre pour cette situation exceptionnelle.

Dès 2018, le Zoo sauvage de Saint-Félicien accueillera une petite harde d’une quinzaine de caribous forestiers provenant de Val d’Or. Cette mesure vise à sauvegarder le troupeau, qui serait condamné si aucune mesure n’est prise.

La déportation de la harde vers le Lac-Saint-Jean a toutefois soulevé une forte opposition à travers les spécialistes, et une pétition a été lancée, recueillant des milliers de signatures.

Malgré les protestations, le zoo reste convaincu que cette décision est la bonne.

« L’avenir de la harde de Val d’Or nous inquiétait beaucoup, et nous souhaitions que le gouvernement prenne une décision. Il a décidé de nous faire confiance pour la harde, et nous sommes la meilleure place pour l’accueillir. Les animaux vont devenir en quelque sorte des ambassadeurs », explique la biologiste du Zoo sauvage de Saint-Félicien, Christine Gagnon.

«Vous savez, nous sommes un zoo, mais nous sommes avant tout un Centre de la conservation de la biodiversité boréale. Le gouvernement nous a demandé de les accueillir, et ça remplit la mission et le mandat qu’on s’est fixés », de renchérir la directrice générale du zoo, Lauraine Gagnon.

Un aller simple

Le projet du gouvernement ne prévoit pas de réinsérer la harde de caribous à Val-d’Or à moyen et long terme pour le moment. Les caribous se préparent donc pour un aller simple à Saint-Félicien.

Le plan de rétablissement du caribou forestier ne prévoit pas de la reproduction en captivité dans le but de réimplanter la harde dans son milieu d’origine. Nous, on va gérer le troupeau comme les autres de notre zoo. Si une autre mesure est prise, nous sommes prêts à collaborer.   

Christine Gagnon

La quinzaine de caribous forestiers remplacera donc l’ancien cheptel du zoo, qui avait été pratiquement décimé par un parasite sanguin en 2015.

«Maintenant qu’on sait qu’il existe un parasite sanguin chez le caribou, notre équipe fait des médecines préventives pour protéger les animaux, rassure Christine Gagnon. Il se peut que le parasite refasse son apparition, mais on sait que c’est traitable, ce qu’on ignorait en 2015.»

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