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Questions et réponses avec Francis Verreault-Paul

« Mes racines sont toujours à Mashteuiatsh. »

Le 23 février 2025 — Modifié à 15 h 16 min le 21 février 2025
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Le journal vous propose à nouveau une entrevue avec une personnalité de la région pour en savoir davantage sur son parcours. Francis Verreault-Paul a accepté de répondre à nos questions.

Vous êtes bien connu des amateurs de hockey. Vous avez été le premier membre de la nation innue à évoluer dans la LHJMQ avec les Saguenéens de Chicoutimi. Vous avez fait des études universitaires et à 37 ans, vous êtes maintenant un des quatre candidats à la chefferie de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL). Le vote pour désigner un successeur à Ghislain Picard aura lieu ce mardi. Pourquoi vouloir sauter sur la glace politique cette fois?

Après ma carrière sportive, je me suis assuré d’aller chercher le plus d’outils possible par l’éducation. Ma mère, qui a été la première bachelière dans ma famille, m’a servi d’exemple pour avoir autant de rigueur dans mes études que dans le hockey. J’ai toujours voulu contribuer à la prospérité et au mieux-être des Premières Nations. J’ai choisi la voie politique pour le faire. Depuis deux ans, je suis chef de cabinet à l’APNQL. J’ai appris ce que ça demande comme travail et le rôle de chef régional m’intéresse énormément.

Que comptez-vous apporter si vous êtes élu?

Ma façon d’être, mes valeurs et être rassembleur. J’entends porter un message positif et d’espoir dans le contexte actuel. Il se passe beaucoup de choses présentement et ce n’est pas toujours rose. Je veux continuer à défendre nos droits, nos territoires, nos titres dans le respect. L’organisation est composée de 43 premières nations et ce sont les chefs qui décident des mandats sur des enjeux collectifs. Je veux bien les représenter et faire avancer des dossiers importants.

Vous êtes originaire de Mashteuiatsh. Quel genre d’enfance avez-vous eu?

J’ai dû m’exiler pour le hockey et les études, mais mes racines sont toujours à Mashteuiatsh. Je viens d’une famille très traditionnelle. Du côté maternel, tout le monde parle la langue innue. On est fier de notre culture et on va souvent en territoire. Le premier bagage de vie que j’ai acquis, c’était vraiment les traditions et les valeurs culturelles. C’est extrêmement important et ça m’a toujours suivi. J'ai eu la chance d’avoir des parents extrêmement présents, une famille qui m’a donné une foule d’opportunités, de choisir ce que je voulais faire et pouvoir avoir des rêves également. Je suis vraiment reconnaissant envers mes parents et mes trois frères.

En terminant, que serait-on surpris d’apprendre sur vous qu’on ne sait pas déjà?

J’ai décidé de m’impliquer dans le domaine de la santé et j’aimerais le faire encore plus. Je suis membre du conseil consultatif de Cœur + AVC au Québec. C’est une fondation nationale qui lutte contre les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux. J’ai appris dernièrement que j’ai moi-même une maladie du cœur qui est congénitale. Je souhaite aider le plus possible.

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