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Glen Tremblay triomphe en solo

Plus de 12 heures de labeur dans le lac

par Jean-François Bonneau
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Article mis en ligne le 28 juillet 2007 à 20:24
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Glen Tremblay triomphe en solo
Glen Tremblay, visiblement épuisé après avoir complété sa première Traversée du lac Saint-Jean en solo.(Photo : Jean-François Bonneau)
Glen Tremblay triomphe en solo
Plus de 12 heures de labeur dans le lac
Lorsqu’il a sorti du lac après plus de 12 heures intenses d’efforts lors de sa traversée en solo, Glen Tremblay, de Québec, avait plusieurs messages à dire, comme quoi son exploit est l’un des plus riches de sens.
L’homme de 45 ans, qui a passé les vingt premières années de sa vie à Alma, a touché la plaque d’arrivée au quai de Roberval à 19h03 minutes et 39 secondes, après avoir quitté Péribonka à 7h. À la toute fin, au bout de son énergie, il a usé des techniques de la nage papillon pour terminer. La fatigue, la persévérance et l’entraînement intensif auront permis à Glen Tremblay de livrer un message qui lui tient grandement à cœur. Ayant décidé d’écraser la cigarette en 2000, il investit maintenant les économies réalisées en arrêtant de fumer dans les équipements sportifs. «Sur la tombe de ma mère, décédée d’un cancer, je lui ai dit que jamais je ne fumerai de ma vie. J’ai fait ce choix d’abord pour moi. J’ai arrêté à 28 ans et je profite de mes années sans fumée, a-t-il confié, dans les minutes ayant suivi son exploit. Je me suis promis de ne pas me ramasser avec une maladie semblable à celle de ma mère, même si je sais que l’on reste à risque.» La santé mentale fait aussi partie de ses priorités. «Fixez-vous des buts à atteindre, qu’ils soient petits ou grands. Il y a deux semaines, je suis allé aux funérailles de mon cousin, un homme de 43 ans d’Alma, qui s’est suicidé sans raison apparente. Alors, même si vous avez des échecs, la vie continue. Il y a plein de belles choses que la vie nous donne et il suffit parfois de demander de l’aide. Moi, si je n’avais pas eu l’aide de proches et de mon entraîneur, je n’aurais pas pu réaliser cette traversée aujourd’hui.» Glen Tremblay a eu peur de devoir abandonner alors qu’il se trouvait au milieu du lac. «Les muscles derrières mes cuisse se crispaient lorsque j’arrêtais pour prendre mes breuvages, entre le 15e et le 25e kilomètre, explique le nageur. S’il avait fallu que je crampe davantage, j’aurais arrêté. Mon entraîneur a alors réduit le temps entre chaque pause pour boire.» À sa sortie du lac, grelottant, il a lancé à la blague aux représentants de la 53e Traversée de vérifier si, dans leurs annales, il ne serait pas le premier grand-père de son âge à avoir traversé le lac Saint-Jean. Pour lui, la natation occupe une place importante dans sa vie. Il a d’ailleurs eu l’occasion de côtoyer le monde des nageurs de haut calibre en étant accompagnateur d’Irene Van Der Laan, à Magog et à l’Île d’Orléans. De plus, il a déjà participé au Marathon de la relève Alcan, en 2002 et en 2003. À présent, il envisage de récidiver l’expérience pour ses 50 ans. «On peut bien s’amuser à 45 ou 50 ans et faire de belles choses», soutient celui qui s’adonne également au triathlon. Avant tout, cette traversée demeure pour lui un tremplin pour d’autres objectifs de vie…

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