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Des hauts et des bas

Daniel Migneault par Daniel Migneault
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Article mis en ligne le 11 septembre 2007 à 14:52
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Des hauts et des bas
La Ville de Saint-Félicien et le Syndicat bois ouvré de la Scierie Bowater lèvent le voile sur le projet qu’ils caressent pour conserver la dernière usine de sciage sur le territoire de Saint-Félicien. Un plan audacieux, certes, mais combien intéressant!
Le projet prévoit l’implantation d’un complexe de serres, le développement d’une pisciculture et la bonification des possibilités de la cogénération. En contrepartie, la ville et le syndicat demandent simplement à la nouvelle compagnie Abitibi-Bowater de s’engager à demeurer à Saint-Félicien.

Les dirigeants d’Abitibi-Bowater devront absolument considérer sérieusement la possibilité qui s’offre à eux. Comme l’indique le maire Gilles Potvin, cette opportunité leur permet de sauver des coûts sur l’énergie en plus de bonifier son image. En effet, tout ce projet s’inscrit en ligne directe avec les principes de développement durable qui sont l’environnement, le social et l’économie.

Le rapport « Destruction en chaîne : Rapport sur les principaux responsables du pillage de la forêt boréale » du groupe écologiste Greenpeace pointe directement les compagnies forestières. À mon avis, il faut apporter des bémols aux conclusions. Une chose est certaine : l’image des entreprises a été sérieusement entachée. L’occasion est idéale à Saint-Félicien pour se comporter en bon citoyen corporatif et de montrer à ces environnementalistes qu’ils se trompent dans leurs conclusions.

Si le projet voit le jour, on pourra alors parler ici de « modèle félicinois de maximisation des retombées de la matière ligneuse ». Selon Gilles Potvin, aucune autre ville ne pourra se vanter d’un tel concept. Le maire croit que ce modèle pourrait facilement s’appliquer à d’autres municipalités. Il est d’ailleurs très critique face au « modèle américain » traditionnel qui consiste à exploiter au maximum les ressources dans la seule optique d’engendrer des profits.
Appel à la population
La population de Saint-Félicien doit saisir l’occasion de démontrer qu’elle tient à l’avenir de sa ville. Cet avenir passe par la sauvegarde de la Scierie Bowater. Rappelons que 50% de l’économie locale est reliée à l’industrie forestière. Si elle disparaît, facile d’imaginer les ravages qui seront causés.

Le 8 septembre, les citoyens sont invités à participer à un grand rassemblement familial au Zoo de Saint-Félicien en avant-midi et au Parc Sacré-Cœur en après-midi.

L’occasion est idéale pour envoyer un signal clair aux travailleurs, de leur dire que leurs efforts ne sont pas vains. L’occasion est idéale d’envoyer un signal clair à Abitibi-Bowater qu’on ne laissera pas nos ressources naturelles se faire exploiter sans en retirer des retombées tangibles. L’occasion est idéale d’envoyer un message clair à Greenpeace que les citoyens n’acceptent par leurs conclusions et qu’on appuie notre industrie forestière.

D’ailleurs, le syndicat a eu la bonne idée de remettre un arbre à chaque visiteur au Zoo de Saint-Félicien. Si ça ce n’est pas un exemple de développement durable!
Des inquiétudes…
J’affirme souvent lors de mes différents commentaires que je demeure optimiste sur l’avenir du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cependant, il y a parfois des statistiques qui nous ramènent brusquement à la réalité.

La Commission scolaire du Pays-des-Bleuets a dévoilé son plan stratégique 2007-2012. Les dirigeants mettent l’accès sur la réussite de l’élève. En marge de ce plan, il y a les chiffres qui démontrent que la baisse démographique nous frappe de plein fouet. La commission scolaire est celle au Québec qui perd le plus d’élèves par année. Depuis 2000, le nombre d’élèves a diminué de 2079. L’objectif est de s’assurer d’offrir une qualité de services éducatifs, peu importe les besoins et la localisation des élèves et de répartir équitablement les effectifs sur le territoire.

Les écoles sont très importantes dans la vie d’une municipalité. Cependant, les parents devront comprendre que des choix s’imposent et que certaines écoles devront être fermées. En effet, 13 écoles comptent présentement moins de 100 élèves ce qui entraîne des coûts importants pour la commission scolaire. Le point positif. Le président Rémi Rousseau assure que les parents seront consultés. Le vieillissement de la population représente plus que jamais un facteur à considérer sérieusement.

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