Claudie Gagnon en compagnie de l’enseignante Guylaine Desssurault.(Photo : courtoisie)
Tout est possible…
Claudie Gagnon, étudiante au DEP en Confection sur mesure et retouche
La première fois que j’ai entendu parler du D.E.P. en Confection sur mesure et retouche, c’était au début de mon secondaire à la Cité étudiante de Roberval. Nous avions eu une rencontre durant un cours de français sur différentes possibilités de métiers. Il y avait, entre autres, quelqu’un qui nous avait parlé du cours de couture et des Olympiades des métiers. Je me rappelle avoir trouvé cela bien intéressant et m’être dit : « Oui, je me verrais bien faire ça!»
À l'époque, je ne croyais cependant pas que cela puisse se réaliser. L'idée est donc plutôt tombée dans l’oubli. J’ai terminé mon secondaire et je me suis inscrite au Collège d’Alma en Arts et Technologies Informatisées. Avec cette formation, j’ai obtenu un D.E.C. en Arts plastiques. Cette formation est axée sur l’informatique comme outil de création. J’ai alors appris à maîtriser plusieurs logiciels ainsi que des médiums plus traditionnels comme la peinture. Étudier dans ce domaine, c’est vraiment un cheminement personnel où on est très libre. On apprend des méthodes de travail, mais elles ne nous sont pas imposées. Cette liberté au niveau de la création nous amène à mieux nous connaître et, moi, j’ai découvert que j’aime créer, mais que j’apprécie les choses plus structurées. Au moment des inscriptions, à la fin du cégep, je n'étais vraiment plus certaine de vouloir continuer dans cette voie. Je ne savais vraiment plus quoi faire. Je me suis quand même inscrite dans différentes universités en arts et j’ai été acceptée tout en étant encore incertaine de ma décision.
Durant cette période, ma mère a acheté des billets pour le défilé de mode du cours de Confection sur mesure et retouche donné par le Centre de formation professionnelle de Roberval. J’y suis allée et, quand je suis revenue chez moi, c’était clair que je voulais faire ça! Une formation avec «full» création, c’était parfait pour moi. J'avais l’occasion d’apprendre un métier qui me serait utile toute ma vie, mais, surtout, ça me donnait encore un an pour réfléchir à ce que je voulais vraiment faire dans la vie. C'est pourquoi je ne me suis pas inscrite au cours en pensant en faire mon métier, mais plutôt pour mon plaisir. Finalement, j’ai aimé mon expérience au point où j'envisage maintenant poursuivre dans ce domaine. Je suis présentement à la recherche d’une formation qui serait complémentaire au D.E.P. que j’ai fait et qui me permettrait d’approfondir mes connaissances et d’en ajouter d’autres dans des domaines connexes.
Le cours m'a aussi permis de participer aux Olympiades de la formation professionnelle et technique en couture pour dames. J’ai vécu les compétitions provinciales à Québec et les nationales à Halifax. J’ai remporté l’or aux deux niveaux, ce qui m’a permis de faire partie de l’équipe canadienne qui se rendra à la compétition mondiale au Japon en novembre 2007. Les olympiades représentent un défi à relever, une occasion de se dépasser et une chance d'en apprendre plus. Depuis que j’ai terminé mon cours, je m’entraîne 30 heures par semaine à l’école en vue des compétitions. J’ai à confectionner plusieurs vestes tailleurs et robes doublées, car c’est ce que j'aurai à faire durant les quatre jours d’épreuves au mondial. J’ai beaucoup approfondi les techniques depuis que je participe aux olympiades : je suis maintenant plus précise dans ce que je réalise et aussi plus rapide. Il me reste encore des choses à améliorer avant mon départ et je vais y travailler! Je sais que je vais devoir y mettre beaucoup d'énergie et de temps, mais pour moi, ça représente très peu d'efforts à faire pour atteindre mon objectif. Je m'entraine toujours en gardant en mémoire les marches du podium. Une médaille représenterait l'accomplissement de mes efforts! Moi qui pensais les compétitions inaccessibles, je sais maintenant que tout est possible. Alors, une médaille … Pourquoi pas!