Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'Étoile du Lac
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

En attendant le gel hivernal, Jean Charest enclenche le dégel!

Hélène Gagnon par Hélène Gagnon
Voir tous les articles de Hélène Gagnon
Article mis en ligne le 9 novembre 2007 à 9:57
Soyez le premier à commenter cet article
En attendant le gel hivernal, Jean Charest enclenche le dégel!
Endettement, abandon, coût de la vie, inflation, etc. Le système éducationnel québécois est rendu principalement un système économique. Les étudiants passent plus de temps à compter leurs petites monnaies, qu'il passe de temps à étudier. Je peux vous en parler après avoir passé plusieurs années sur les bancs d'école.
Soupir! Je ne suis plus capable d'entendre parler du dégel des frais de scolarité, ni des étudiants qui pensent qu'une grève sera suffisante pour faire entendre leur voix. J'ai quitté les bancs d'école depuis moins de trois mois. En trois années d'université, j'ai participé à quelques manifestations afin de m'opposer au dégel des frais de scolarité.

Selon moi, la cause est juste, mais les moyens pris par les étudiants sont démesurés. J'ai déjà vu un étudiant déguiser en écureuil faire une gigue devant l'Assemblée nationale. Est-ce que vous pensez que c'est suffisant pour que Jean Charest renonce au dégel des frais de scolarité inscrit dans sa plate-forme électorale? NON! Crier des slogans tels « Charest, tu charries! » ou bien « Pourquoi étudier quand on peut travailler chez Wal-Mart? » n'intimidera pas M. Charest. Pourquoi hurler dans des porte-voix, alors qu'aucune personne de la partie adverse ne peut réagir à vos propos?
« Crache-le cash! »
À l'Université, les frais sont élevés surpassant les 1 600 $ par session. Pour les jeunes qui étudient présentement à l'université cette hausse bien que présente est moins perceptible. Pour les préuniversitaires, ceux-ci subiront de plein fouet cette augmentation rapide des frais de scolarité. Je suis certaine que vous vous demandez à quoi ressemble cette augmentation, n'est-ce pas?

Dans la plate-forme du Parti libéral, nous pouvons lire en page 30 : « Nous ajusterons les droits de scolarité dans le réseau universitaire en élevant de 50 $, chaque session pendant la période 2007-2012 ». FIOU! Je peux me dire heureuse d'avoir terminé mes études avant le début de cette hausse.
Je me permet de vous donnez un exemple. Disons que présentement le jeune adulte qu'est votre enfant débute un programme préuniversitaire de deux ans en sciences humaines au Cégep de Saint-Félicien. Il commencera l'Université à l'automne 2009, donc quatre sessions se seront écoulées depuis le dégel des frais de scolarité. Ceux-ci auront donc subi une hausse de 200 $. Ils passeront de 1 668 $ à 1 868 $ à son arrivée sur le campus universitaire afin d'entreprendre des études jusqu'en 2012. Trois autres années d'études avec une augmentation de 300 $, qui sera graduelle. Les derniers frais de scolarité déboursés par votre jeune adulte seront donc de 2 168 $, pour une session de 15 semaines.
Pourquoi faire la grève?
Allez donc étudier ailleurs au Canada pour voir la différence. Le système scolaire québécois permet aux étudiants d'économiser quand au reste du pays. La moyenne des droits de scolarité des étudiants canadiens inscrits à temps plein au premier cycle universitaire pour l'année 2006-2007 au Québec est particulièrement basse comparativement au reste du Canada. La moyenne nationale se situe à 4 347 $, alors qu'un étudiant québécois ne déboursera que 1 916 $, soit 2431 $ de moins. La différence avec l'Ontario est de 3 244 $, alors qu'avec les provinces de l'Atlantique elle est de 3 396 $. J'ai déniché les précédentes données d'une enquête réalisée pas le ministère de l'Éducation, des loisirs et du sport.
En temps de grève, les établissements scolaires sont obligés de donner des cours et les étudiants ne peuvent dans aucun cas bloquer les portes sous peine de recevoir une amande pouvant aller jusqu'à 500 $. OUTCH! Laissez-moi vous dire qu'un démêlé de ce genre doit faire mal aux finances des étudiants. Bien plus que débourser 50 $ additionnel par session. Alors chers étudiants qui iront manifester le 22 novembre prochain, cessez pour une fois vos bouffonneries et vos slogans de mauvais goûts. Vous êtes l'avenir du Québec dans tous les domaines. Parlez simplement haut et fort, ainsi les remarques et les résultats seront positifs. Si les élus ne vous entendent pas, ne vous inquiétez pas. Les médias sont derrière vous et se chargeront de porter votre voix dans le salon ou sur le perron de la résidence de M. Charest.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins