Claudie Gagnon a rapporté dans ses valises une médaille de bronze. (Photo : Hélène Gagnon)
Claudie Gagnon démontre son talent
Aux Mondiaux des métiers
Claudie Gagnon, de Roberval, est revenue avec une médaille de bronze du Mondial des métiers. Malgré les petits pépins, elle a persévéré jusqu’à la fin du chrono.
Du 10 au 22 novembre, la Robervaloise a été au Japon afin de participer au « World Skills International ». L’horaire était très rigoureux, aucune journée pour flâner : « La première journée, nous avons pris connaissance de nos portes de travail. La cérémonie d’ouverture avait lieu le lendemain. Par la suite, les quatre jours de compétitions ont débuté. Pendant que les juges examinaient notre travail, nous avons eu deux jours pour visiter. La dernière journée, il y a eu la cérémonie de clôture et la remise des médailles », mentionne la jeune médaillée.
Les compétitrices devaient fabriquer une veste tailleur doublé et une robe doublée : « J’étais consciente que je pouvais avoir une médaille lors de ces jeux. J’étais consciente du niveau de la compétition, car les pays asiatiques sont très forts. La deuxième journée a été plus difficile quand j’ai vu le travail des autres. Les créations semblaient bien tomber. La troisième journée a été la plus difficile. Je me suis rendu compte de quelques erreurs et j'ai dû trouver le moyen de les corriger. À ce moment, je pensais que mon podium avait disparu, mais j'ai persévéré », souligne-t-elle.
Malgré le fait que Claudie avait complété sa formation en Confection sur mesure et retouche, le Centre de formation professionnelle de la Commission scolaire du Pays-des-bleuets lui a permis de s'entraîner quotidiennement en vue des « World Skills International ». Son enseignante, Guylaine Dessureault, a accompagné la jeune femme au Japon : « Durant la compétition, je ne pouvais pas parler à Guylaine. J'avais le droit de parler 15 minutes le matin et 15 minutes le soir à une expert qui pouvait me conseiller et me dire mes erreurs », affirme Claudie Gagnon.
D'ailleurs, l'expert a été d'une précieuse aide pour Claudie. Celle-ci l'a conseillée afin de corriger les petites erreurs qui auraient pu lui faire perdre plusieurs points : « Je n'ai pas pensé à mettre plus d'aisance dans la doublure au dos. Je ne me suis pas découragée et j'ai tenté de corriger mes erreurs. J'ai dû réfléchir rapidement et trouver la meilleure solution », précise-t-elle.
Le site des compétitions est ouvert aux visiteurs, donc plusieurs personnes s’arrêtaient afin d’observer les compétitrices au boulot : « À Québec et à Halifax, je ressentais physiquement le stress. Donc, avant de partir pour les mondiaux, je ne cessais de me dire que j’allais être stressée et finalement je n’ai pas été stressée. Je crois que c’est un apprentissage et je peux accepter maintenant que les gens me regardent au travail », souligne Mme Gagnon.
Participer au « World Skills International » est une chance que les participants ne peuvent avoir qu'une seule fois dans leur vie : « Sois tu reviens avec une médaille. Sois tu reviens les mains vides. Comme cinq autres Québécois, je suis revenue avec une médaille », mentionne-t-elle.
Le nombre impressionnant de podiums des Québécois lors du Mondial des métiers permet de voir que la formation professionnelle au Québec est excellente et que les enseignants sont en mesure de fournir des conseils aux jeunes pour que ceux-ci soient capables de réagir devant n'importe quelle situation.