Une cinquantaine de personnes ont pris participé aux échanges. (Photo : Hélène Gagnon)
Pour se faire une opinion de la crise forestière
Table ronde lors de la Journée de réflexion sur les sciences du Cégep de Saint-Félicien
Le 13 février dernier, les étudiants en Science de la nature du Cégep de Saint-Félicien, ont tenu la Journée réflexion sur les sciences. Malgré quelques que petits pépins de dernière minute, les jeunes ont fait de la 27e édition de l’événement un véritable succès auquel plusieurs étudiants, mais aussi acteurs du milieu ont pu participer.
La salle principale de l’Hôtel du Jardin a accueilli pour l’occasion, une cinquantaine de personnes intéressées à connaître les idées des participants en ce qui touche la crise forestière. La table ronde, à laquelle prenait place Marc Bédard de l’entreprise AbitibiBowater, Réjean Gagnon et Nicole Huybens de l’UQAC, Ghislain Grolot du ministère des Ressources naturelles et de la Faune et finalement Stéphan Tremblay, membre du comité administratif de la Société de développement durable du Québec, s’est révélé le meilleur endroit afin de prendre conscience de l’état de la forêt québécoise.
Les participants ne se sont pas tous entendus afin de savoir qui étaient les responsables de la crise qui sévit actuellement. Le point le plus intéressant de la soirée a certainement été celui de Mme Huybens qui a abordé la crise forestière de manière philosophique.
Du côté d’AbitibiBowater, la crise hypothécaire qui survient du côté américain pourrait être une source du problème : « On peut percevoir des traces du problème dans un contexte économique, structurel, social et culturel, malgré cela il ne faut pas s’inquiéter, car le bois est une ressource renouvelable », précise M. Bédard.
Stéphan Tremblay de la Société de développement durable du Québec a proposé un outil très intéressant afin d’améliorer la qualité de l’économie locale relativement aux divers problèmes de l’industrie forestière : « On doit nécessairement analyser le cycle de vie de nos investissements, c'est-à-dire que nous devons nous questionner sur la provenance des biens, sur les coûts de transport et de production et les retombées économiques locales. Cet outil doit être compris par la population et les gens doivent nécessairement l’avoir de plus en plus en tête », mentionne M. Tremblay.
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a depuis quelques années implanté divers stratagèmes afin de contrer le dépérissement des zones forestières : « C’est en protégeant les sols et les eaux que nous pourrons permettre une gestion plus efficace de la ressource forestière », précise M. Grolot.
Les jeunes du Cégep de Saint-Félicien ont organisé la table ronde afin de permettre à la population d’entendre toutes les idées possibles pour ensuite être en mesure de faire sa propre opinion de la situation. Ce sujet d’actualité par la surabondance des informations fournit sur l’espace public a tendance à confondre les idées et ne permet pas aux gens de prendre position sur la question de la gestion durable des forêts québécoises.