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L'Étoile du Lac
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Agir vert peut nous donner un lac bleu

Hélène Gagnon par Hélène Gagnon
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Article mis en ligne le 29 février 2008 à 9:00
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Agir vert peut nous donner un lac bleu
Cette semaine, le Comité de gestion du bassin versant de la rivière Ouiatchouan a déposé son plan directeur de l'eau. Un document de plus de 150 pages qui décrit dans les moindres détails tous les problèmes qui ont été observés dans les 500 lacs qui se situent dans les municipalités de Lac-Bouchette, Saint-François-de-Sales, Sainte-Hedwidge, Roberval et Chambord.
À la suite de ma lecture du PDE, je ne suis pas étonnée de savoir que la qualité des eaux n'est pas excellente. Juste à voir la couleur du lac Saint-Jean, on se doute bien que les affluents qui le remplissent en sont pour quelque chose.

Les problèmes soulevés dans le document sont étonnants. Ce qui est le plus difficile à croire, c’est que plusieurs d'entre nous, sans le savoir, sont responsables de ces problèmes. Si le lac Bouchette et le lac des Commissaires sont malades, alors imaginez-vous l'état du lac Saint-Jean!

Je n'ose pas y penser. Je n'oserais même pas y déposer le bout de mon gros orteil. Je pense que nous sommes tous fiers de cette immense étendue bleue, mais encore une fois, l'Homme a voulu s'imposer en tant que propriétaire des lieux.
Qui se cache dans le lac?
À l'été 2007, les responsables de la Traversée internationale du lac Saint-Jean ont soulevé des inquiétudes relativement à la présence de cyanobactéries. Si les nageurs se voient interdire l'accès au lac, et bien, la population se verra-t-elle aussi interdire l'accès à ce plan d'eau? Vous ne trouvez pas cela inquiétant?

Je n'ai pas envie, qu'un jour, on interdise la baignade dans le lac Saint-Jean, mais présentement, je ne veux surtout pas savoir ce qui se trouve dans ces eaux.

Même la ouananiche avait décidé, il y a quelques années, de bouder les eaux du lac. L'augmentation du nombre de poisson semble s'améliorer depuis 2006, mais il n'en demeure pas moins qu'il y a des hauts et des bas.

Le lac Bouchette est envahi par la barbotte brune. Les connaisseurs diront : « Miam! Miam! La chair de ce poisson est exquise ». Cependant, la barbotte brune se nourrit des déchets et d'excréments. Peu incommodée par les ordures ménagères et les déchets industriels, il s'agit de l'une des seules espèces adaptées aux cours d'eau pollués des environs de Montréal. Nous voyons bien que l'écosystème aquatique est modifié.
Soyez bio
Plusieurs petits gestes pourraient grandement améliorer la qualité des eaux à moyen terme. On doit prendre en charge les alternatives, et ce, maintenant, car le gouvernement ne projette pas d'intervenir avant 2010.

Le gouvernement du Québec projette de limiter à 0,5 % la quantité maximale de phosphates dans les détersifs à lave-vaisselle. Présentement, les pourcentages se situent entre 2 % et 9 % de phosphate pour les marques commerciales.

Nous allons être encore plus de deux années à vivre les désagréments causés par les algues bleues, si rien ne se fait maintenant. On ne sait pas de quoi sont capables les algues bleu-vert. Une année de plus et peut-être que l'écosystème aquatique en sera affecté pour toujours. Pourquoi le gouvernement n'intervient-il pas immédiatement? J'oubliais les viaducs, qui sont une menace pour la sécurité des automobilistes, sont grandement prioritaires. SOUPIR! Si le gouvernement ne réagit pas rapidement, alors pourquoi ne pas agir à sa place? Moi, c'est ce que j'ai fait.

Il existe des multitudes de produits sans phosphate sur les tablettes de magasins à grande surface et des commerces. Les produits Bio-Vert ou Attitude, deux marques fabriquées au Québec, sont reconnus par le programme Logo-éco, qui certifie un choix environnemental.

Certains trouveront que les produits nettoyants bios sont dispendieux. Alors, pourquoi ne pas confectionner vos produits nettoyants avec des éléments que vous trouverez dans votre garde-manger et votre réfrigérateur? Sortez le bicarbonate de sodium pour les mauvaises odeurs, le jus de citron comme agent blanchissant. Le savon à main qui n'est pas un détergeant nettoie les tissus naturels et le vinaigre dissout les dépôts minéraux et la graisse, mais rend aussi les fenêtres étincelantes. Ce sont des solutions efficaces qui feront du bien à l'environnement et à votre portefeuille, car annuellement, les ménages québécois dépensent environ 221 $ pour l'achat de produits d'entretien.

Pour ceux qui n'osent pas faire le saut du côté du bio et bien je vous conseille de lire les étiquettes afin de vous assurer que les produits que vous achetez habituellement ne contiennent aucun phosphate. Par ce petit geste, peut-être que les eaux du lac Saint-Jean seront un peu plus bleues cette année et que j'oserai m'y tremper le bout des pieds.

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Commentaire mis en ligne le 29 février 2008
ah la barbotte brune
du lac bouchette.

si seulement il s'en mangeait plusse.
allah aê si rose comme de la truite de ruisseau avant 6pouce...
elle nage sur la plage comme le caplan, à la brunante,
quoique l'hameçon elle préfère.

frite poêlonne à l'ail et à l'oignon,
refroidie le lendemain sur des toast mayonnaise,
c'est du caviar.

pguérin, pour un lac bouchette sans barbotte
pour mieux truiter des zamaricains.

ya pourtant des étâts de la nouvelle-angleterre
qui s'affichent catfish.

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