Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'Étoile du Lac
la rentrée
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Une pomme pas aussi rouge qu'on le croit

Hélène Gagnon par Hélène Gagnon
Voir tous les articles de Hélène Gagnon
Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 11:12
Soyez le premier à commenter cet article
Une pomme pas aussi rouge qu'on le croit
Qu'est-ce qui s'est passé cette semaine dans l'actualité afin que je fasse ma montée de lait? À vrai dire, je me suis exclue des réalités de notre milieu la fin de semaine dernière. J'ai pris l'autobus pour aller faire un tour à New York afin de visiter un coin de pays qui m'était inconnu et dont mes seules connaissances provenaient des films que j'avais visionnés.
Laissez-moi vous dire que nous sommes bien dans notre région couverte de verts espaces, car à New York, nous les cherchons. Même à Central Park, dans la plus grande étendue de gazon de l'île de Manhattan, on voit le béton et surtout, on entend la civilisation. Rien de vraiment relaxant pour une fille du Lac!

Malgré les gratte-ciel et l'omniprésence du drapeau américain qui nous rappelle que nous avons mis les pieds dans l'un des pays les plus riches du monde, une chose demeure, à New York et partout dans le monde : la pauvreté est là!

J'ai vu des gens dormir sur les bancs des parcs et dans les terminus de métro, dans les quartiers moins touristiques, assis sur le sol malpropre et le dos adossé sur des lampadaires. C'est ahurissant de voir cela et je peux vous assurer que ces quartiers, on ne les vante pas dans les guides touristiques.

À plusieurs reprises, je suis restée saisie face à cette pauvreté. Certains diront qu'il y en a à Montréal et à Québec de la pauvreté. Oui! Oui! J'acquiesce, mais ce n'est pas comparable. Voir une fille, pas plus âgée que moi, avec une affiche où il y est inscrit: « J'ai quatre enfants à nourrir et je souffre d'une maladie incurable. AIDEZ-MOI!!! »

On se sent presque mal de disposer d'une bonne qualité de vie. J'ai eu la chance de voir le monde et de m'ouvrir l'esprit afin de faire de nouvelles découvertes. Ces personnes ne verront jamais plus loin que le bout du trottoir où elles s'installent jour après jour afin de ramasser quelques sous, suffisamment pour pouvoir se payer un café au coin de la rue.

Comment est-il possible que, dans une ville de 9 millions d'habitants, plus de 20 % des gens vivent sous le seuil de la pauvreté? Comment est-il possible, qu’en 2004, que la « Déclaration de New York sur l'action contre la faim et la pauvreté » ait été signée dans cette ville où les extrêmes, soit la richesse et la pauvreté, se côtoient?

Tous les moyens sont bons pour éliminer la pauvreté à New York. En septembre dernier, un projet pilote a été implanté dans la « Grosse Pomme », afin de payer les pauvres pour qu'ils respectent les règles de conduite. À titre d'exemple, un enfant au primaire qui n'a jamais manqué de cours? Vingt-cinq dollars. Et au secondaire? Cinquante dollars. Il décroche son diplôme? Trois cents dollars.

Voici quelques-uns des tarifs du programme pilote qui est testé à New York. L’idée : récompenser financièrement les bons comportements. Parmi les autres bonnes conduites rémunérées : assister aux réunions de parents d’élèves, aller à une visite médicale et, tout simplement travailler. Les bons points seront versés tous les deux mois. À la fin de l’année, une famille pourra gagner jusqu’à 5 000$.

En tout, 5000 familles avec des enfants ont été sélectionnées dans les quartiers les plus pauvres de New York afin de participer à l'expérience. La moitié de ces familles reçoivent des primes de bonne conduite alors que l'autre moitié est un groupe témoin. C'est offusquant de voir que les gens qui sont déjà affligés par le cercle vicieux de la pauvreté, doivent maintenant s'offrir à la « science » afin de trouver une méthode efficace pour enrayer la pauvreté. Il est impossible que je me fasse à l'idée que des décideurs obligent les pauvres à suivre une ligne de conduite stricte dans l'optique de leur donner de l'argent nécessaire pour l'obtention de leurs besoins existentiels soit de se loger, de se vêtir et de se nourrir.

Ce n'est pas parce que c'est plus gros et plus riche que la vie est nécessairement meilleure. Notre qualité de vie est tellement superbe ici. Nous connaissons nos voisins et nous sommes toujours prêts à nous entraider. Nous travaillons dans l'optique de construire un monde meilleur pour nos enfants, pour les aînés, pour nos amis et pour tous les gens de notre milieu. Nous avons des rêves et de buts communs… Ici, j'ai l'impression que les événements qui nous lient sont nombreux.

Nous savons fort bien que notre économie est dépendante des engagements de chacun. Alors que dans la « Grosse Pomme », l'économie est assurée par les Rockefeller et les Donald Trump. Les gens de cette société n'étant que les rouages de cette économie new-yorkaise.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins