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Un petit pas pour l'Homme, un pas de plus pour l'humanité!

Hélène Gagnon par Hélène Gagnon
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Article mis en ligne le 25 avril 2008 à 12:19
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Un petit pas pour l'Homme, un pas de plus pour l'humanité!
Depuis quelques années, je tente de modifier mon mode de vie. Je veux voir les enfants que j’aurai un jour et les enfants des gens qui m’entourent grandir, mais je veux obligatoirement me donner toutes les chances d’être à leur côté.
Cette semaine, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées afin de prendre part à la marche pour le Jour de la Terre. J’ai trouvé exceptionnel que tous ces gens aient pris quelques minutes de leur précieux temps, car nous vivons dans un monde, où toutes nos actions sont contraintes au temps.

Les mentalités ont véritablement changé depuis les dernières décennies. On ne parlait pas de recyclage, de sacs en tissus, d’environnement ou de protection de la biodiversité. On croyait que le monde était inaccessible, et que rien ne pourrait en venir un jour à bout. C’est maintenant que nous mettons le doigt sur le véritable responsable des problèmes qui surviennent actuellement sur la Terre, que l’on parle d’épuisement des ressources ou de réchauffement climatique. L’être humain est le seul à blâmer.

La conférence d’Hubert Reeves a soulevé de nombreuses émotions. Se faire dire par quelqu’un de renommée, qui connaît parfaitement son sujet, que la race humaine court vers sa perte est inquiétant.

Bien que je sois végétarienne, que je recycle, que je réduis ma consommation d’énergie et d’eau, et bien, ce n’est pas suffisant, car je reste dans le camp de l’ennemi. Vu ainsi, c’est une réalité qui fait mal.

Avec certaines personnes, il ne faut pas parler de politique, car c’est une corde sensible. Avec d'autres, il ne faut pas parler d’environnement. Juste à titre de comparaison, je me souviens, que quelqu'un m'a déjà dit : « Ne vote pas pour ce parti politique, car tu vas brûler mon vote ». Je choquais cette personne dans ses opinions en ne votant pas comme elle, car je l’empêchais d’accéder à ses idéaux.

C’est exactement la même chose pour moi, mais avec l’environnement. J’ai la même frustration quand je vois quelqu’un placer un papier dans une poubelle à ordures. En apposant ce geste, il vient automatiquement de retirer le dernier papier que j’avais déposé dans mon « bac bleu », me faisant ainsi m’éloigner de mes idéaux environnementaux. C’est frustrant!

Les gestes peuvent être très simples et on les assimile au quotidien. Je n'étais pas une « pro » de la récupération à mes débuts, mais quand nous sommes en mesure de savoir les items que nous pouvons déposer dans notre bac, c'est un véritable jeu d'enfant. Malgré cela, il n'est pas facile de trouver des gens qui sont prêts à s'engager entièrement dans la cause. Nous sommes certainement moins présents que les fanatiques du Canadien.

Depuis la victoire des Canadiens de Montréal, lundi contre les Bruins de Boston, on voit plusieurs partisans de l'équipe avec leur petit drapeau ou leur chandail. J'ose me dire que si tous les partisans se ralliaient à la cause environnementale, notre monde respirerait déjà mieux. Il y aurait peut-être moins eu de grabuge sur la rue Saint-Catherine aussi, car pour célébrer la victoire de leur équipe, après la joute, tous auraient pu planter un arbre plutôt que de « planter » des voitures de police.

Ainsi, la qualité de l'air serait certainement « bonne » dans la région. Jeudi dernier, à 7 h, Environnement Canada mentionnait sur son site Internet que la qualité de l'air était « acceptable ». C'est loin d'être acceptable. Nous désirons toujours obtenir le meilleur quand il s'agit de notre environnement, mais également de notre santé.

Il faut un commencement à tout. Peut-être qu'un jour, nous serons en mesure de contempler le bout de nos orteils quand nous irons nous baigner dans les eaux du lac. Comme plusieurs jeunes de ma génération, je suis revenue m'installer ici afin d'avoir une meilleure qualité de vie. Après tout, je me perçois comme l'une des parcelles de l'avenir jeannois. J'espère seulement que l'avenir n'est pas commencé.
Découvrir les métiers
Cette semaine, j’ai passé une agréable après-midi avec les élèves de deuxième secondaire de la Cité étudiante. Le comité organisateur de l’activité Explo-vie m’avait proposé de me joindre à la brochette de panellistes. Les jeunes sont vraiment intéressés à découvrir les nombreuses possibilités de carrières qui s’offrent à eux. Ils ne se gênaient pas pour poser des questions pertinentes afin d’en apprendre un peu plus sur nos professions.

J’espère que cette journée aura permis à des élèves de réfléchir sur le domaine d’étude qui pourra leur convenir.

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