Donner l'eau à la nation
Projet de loi 391 présenté par Denis Trottier
L'eau est une ressource qui, malgré son abondance, semble se faire de plus en plus rare. Dans certains cas, l'eau est utilisé comme produit de consommation. Cet élément, essentiel à la vie, est sous l'emprise de compagnie. Afin de rétablir les événements, le député provincial du comté Roberval et porte-parole du Parti québécois en matière de politique nationale de l'eau, Denis Trottier, a présenté le projet de loi 391, décrétant l'eau comme un patrimoine commun de la nation québécoise.
Le projet de loi traite de la protection, de la mise en valeur et du développement de l'eau, de son usage et de la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau. Le parti a élaboré ce projet de loi en se basant sur deux faits. Premièrement, la ressource en eau est essentielle au mieux-être environnemental, économique et social du Québec. Deuxièmement, la ressource en eau, tant de surface que souterraine, constitue un patrimoine commun qu'il importe de conserver pour répondre aux besoins des générations actuelles et futures.
Le dépôt d'un projet de loi sur l'accès à l'eau est l'une des onze priorités du Parti québécois : « Dans l'état actuel de la situation et dans le développement de ce que la situation pourrait devenir, si l'eau devient un bien d'exportation, il est devenu nécessaire pour le parti de s'y attarder. Non seulement l'accès à l'eau potable est-il un droit, mais la gestion de l'eau doit être équilibrée et durable. Elle doit permettre de satisfaire, en priorité, aux exigences de la santé, de salubrité publique, de sécurité civile, de vie sociale et d'alimentation en eau potable de la population », indique le porte-parole.
Mini-centrale
Le projet de mini-centrale hydro-électrique sur la rivière Ouiatchouan suscite quelques réactions de la part du député péquiste : « Selon moi, pour qu'un tel projet soit acceptable, le lieu des installations doit demeurer accessible au public; les citoyens doivent approuver l'ensemble du projet; et finalement, les dommages qui seront causés par l'installation des infrastructures devront être minimes. Si toutes ces clauses sont respectées, je ne vois pas pourquoi le projet ne pourrait pas suivre sa route », conclut Denis Trottier.