Les responsables de l'Autodrome Saint-Félicien entourent les équipes à avoir réalisé le plus grand nombre de tours sont de gauche à droite : l'équipe de Diane Chiquette et Michel Tremblay; au centre Jonathan Hallé et Cynthia Martin; et finalement la troisième équipe, Évans Guay et Hélène Gagnon. (Photo : courtoisie)
Une course à l'aveuglette!
La première édition du Défi-vision du Lac à l'Autodrome Saint-Félicien
La fin de semaine dernière, 14 personnalités des médias régionaux sont devenues les yeux de personnes qui ont perdu le sens de la vue, le temps de dix tours sur le tri ovale de l'Autodrome Saint-Félicien. Jamais ceux-ci n'auraient pensé vivre une telle expérience où l'énervement se mélangeait à l'adrénaline.
Quatorze semi-voyants ont pris le volant pour le Défi-Vision du Lac. Ils étaient accompagnés de copilotes issus du monde des médias télévisés, radiophoniques et écrits, qui avaient accepté de relever le défi pour amasser des fonds pour l'organisme MIRA.
Par la tenue de cet événement, l’organisme espérait récolter la somme de 20 000 $ afin de donner un chien-guide à une personne du milieu, mais c'est plutôt 8000 $ que cette première édition a permis d'amasser.
Une fois les véhicules activés, les équipes disposaient de 30 minutes pour compléter les dix tours. Rapidement, les participants perdent la notion du temps et des tours, car ils sont concentrés à indiquer à leur pilote les indications à suivre afin de sortir victorieux de cet événement.
Une seule équipe a complété les dix tours de piste, soit équipe composée de Jonathan Hallé au volant, guidé par Cynthia Martin de la station CHRL. Les équipes en deuxième et troisième place ont réalisé neuf tours. Le second tandem fut celui de Diane Chiquette au volant, guidé de Michel Tremblay du Nouvel Hebdo. En troisième place, on retrouvait le duo composé d'Évans Guay, guidé par Hélène Gagnon de L'Étoile du Lac.
Un moment inoubliable
La journaliste de L'Étoile du Lac était bien loin de se douter d'être dans les trois premières voitures à faire le nombre le plus élevé de tours. Nous perdons rapidement le fil de la course tellement nous sommes concentrés à diriger notre pilote. Aucun accrochage et aucune égratignure pendant cette course, nous pouvons dire que la vieille Ford Tempo blanche était la Cadillac des minounes.
Avoir une voiture en état est certainement un avantage, mais tout est question de confiance, de calme et d'emploi du bon adjectif : « Tourne un peu à gauche », « ramènes tranquillement vers la droite ». Il n'est pas permis de réfléchir, car dès que le départ est donné. Le copilote doit nécessairement envisager toujours à l'avance ce qui pourrait arriver.
Les copilotes deviennent les yeux des pilotes. Il serait même possible de comparer le rôle du copilote à celui d’un chien-guide MIRA. La réussite des équipes, qui ont fini sans trop de mal, ni d’accrochage, repose en particulier sur le lien confiance que les coéquipiers ont tissé peu avant la compétition.
Les spectateurs quant à eux en ont vu de toutes les couleurs : collisions, sorties de pistes, bris mécaniques et crevaisons. La vitesse maximum permise était de 50 km/h.