Denis Trottier.(Photo : archives)
De nouvelles responsabilités pour Denis Trottier
Le Parti Québécois se prépare en marge de la prochaine session parlementaire à l’Assemblée nationale. Le député péquiste de Roberval, Denis Trottier, a reçu de nouvelles responsabilités.
Le parlementaire conserve son rôle de responsable de la Politique nationale de l’eau. Il sera également responsable de la Politique nationale de la ruralité et des municipalités dévitalisées.
« Je suis très heureux des nouvelles tâches qui me sont confiées, car elles correspondent à mes préoccupations. Elles sont en lien avec plusieurs interventions que j’ai faites depuis mon élection et je crois que mes collègues ont pu constater que cette tâche était dans mes cordes. Je crois que mes expériences passées en tant que maire et préfet me permettent de bien saisir les enjeux et de proposer des solutions à cet effet », explique Denis Trottier.
Algues bleues
Par ailleurs, le député critique vivement le manque de transparence du gouvernement libéral dans le dossier des algues bleues. Il déplore que seulement les plans d’eau pour lesquels les directions de santé publique émettent des restrictions d'usage soient dévoilés.
M. Trottier tient à rappeler à la ministre de l’Environnement qu’il existe un décalage réel entre les avis et la réalité sur le terrain. Ceci à pour effet que la population ne sait plus à qui se fier. D'un côté le site Internet du ministère indique que sept plans d'eau font actuellement l'objet d'interdiction d'usage alors que certains groupes environnementaux sonnent l'alarme pour 32 municipalités qui seraient aux prises avec le phénomène.
« Cette façon de faire n’incite pas les citoyens à prendre conscience du problème dans leurs lacs et cours d’eau et ultimement à se prendre en main pour contrer ou minimiser le phénomène. Les citoyens du Québec sont en mesure de faire la différence entre une interdiction complète de baignade et la présence de cyanobactéries! », a fait remarquer Denis Trottier.
Le règlement sur les phosphates dans les détergents à vaisselle ne s’appliquera pas avant 2010 : « Considérant que la remise en état des lacs du Québec peut prendre des dizaines d’années, que les impacts négatifs sur l’environnement et sur la santé des citoyens sont clairement démontrés, il est incompréhensible de retarder indûment l’application du règlement, d’autant plus que des solutions de remplacement sont possibles », ajoute-t-il.