Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Étoile du Lac
Accueil janvier pool
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Nouvelle matière : cours d’ouverture sur le monde

Hélène Gagnon par Hélène Gagnon
Voir tous les articles de Hélène Gagnon
Article mis en ligne le 22 août 2008 à 8:28
Soyez le premier à commenter cet article
Nouvelle matière : cours d’ouverture sur le monde
Quand la dernière semaine du mois d'août sonne, cela signifie que la rentrée scolaire est à nos portes et pour certaines personnes, celle-ci est déjà entamée. La rentrée scolaire se fait toujours sous le signe du contraste. Pour certains, c'est la frénésie, alors que pour d'autres c'est une corvée qui s'ajoute. Pour certains, les coûts reliés à la rentrée sont un investissement pour leur avenir alors de pour d'autres, il d'agit de sous investis pour aucune raison valable. Pour certains la rentrée sera un renouveau alors que dans d'autres cas, elle sera redondante.
La rentrée scolaire rend nostalgique. Je ne veux pas affirmer que j'aimé l'école, mais les expériences de vie et la dynamique du collège et de l'université me manque. Les nouveaux professeurs, les amis, l’odeur des livres fraîchement sortis des presses, les locaux, partir à la découverte des pavillons et des ailes inconnus, voilà divers éléments qui me manquent.

On découvre encore sur le marché du travail, mais nous ne sommes limités comparativement aux bancs d’école. J’ai découvert le monde à l’école et cela de mille est une manière. C’est lors de cette période de ma vie que j'ai découvert une foule de choses et que j'ai développé divers goûts. J'ai appris que j'aimais la musique et le cinéma français, les sushis, les vins d'Australie et maints autres trucs. Bref, je me suis ouverte sur le monde, sans sortir du Québec.

L'université et le cégep, ce n'est donc pas seulement de la théorie, mais c'est aussi une porte ouverte sur le monde. Cette année, le Cégep de Saint-Félicien accueille des étudiants internationaux. C'est une expérience qui s’avèrera certainement dès plus enrichissantes pour eux, mais qui le sera beaucoup plus pour les étudiants réguliers du Cégep.

Avant mon départ pour Québec en 2004, je n'avais jamais eu d’amis dont les origines étaient autres que québécoises. À l’université, Français, Mexicains, Belges, Chinois, Marocains et Congolais se côtoyaient. Cela apportait une richesse à la communauté universitaire. Après avoir vécu une année dans les résidences, je me suis fait des amis, un peu partout autour du globe et ils m’ont fait découvrir leur culture.

De retour en région le multiculturalisme est beaucoup moins présent. Je ne peux pas dire que nous en sommes affectés, car nous n'en sommes pas conscients, mais nous passons à côté d'une richesse inestimable. Apprendre à découvrir les autres cultures est une forme d’apprentissage moins théorique, mais tout aussi importante.

Bref, tout cela pour vous affirmer que l'école, ce n'est pas seulement de la théorie! Nous apprenons grandement par nous-mêmes. Par le biais de nos connaissances et nos activités, nous apprenons à nous débrouiller en société et à franchir les obstacles qui se présentent devant nous.
Cours d’opinion
Découvrir le monde nous donne envie de voyager et de vivre à notre rythme au son de nos passions et de nos intérêts. Tout cela grâce à l'école! J'ai aiguisé mon jugement dans diverses matières au cégep et à l’université.

Avant le cégep, je ne m’étais jamais intéressée à la politique. Je me souviens encore de mon deuxième cours, il y a sept ans. Nous avions comme devoir de rédiger une définition du mot politique. Le professeur m'avait demandé de le rencontrer à la pause et avait indiqué sur ma copie que ma définition était cynique. Je ne réfléchissais pas encore à ce moment, je laissais sur papier mes idées comme elles me venaient.

Le cégep et l'université m'ont appris à développer ma pensée au lieu de lancer mes idées de manière pêle-mêle. J’ai développé un sens du raisonnement et du jugement. J’ai grandement appris à la suite de cette expérience. Je me suis forgée ma propre idée de la politique, avec l’aide d’un professeur.

J’ai découvert en vieillissant que l’école n’était pas là pour nous dire quoi penser, mais plutôt pour nous aider à penser. Les professeurs sont simplement là pour nous donner les bases qui nous faciliteront la tâche quand nous serons en face d’une situation qui nécessite une réflexion. Il faut peut-être cesser de voir l’école comme une corvée, mais plutôt commencer à percevoir cette nécessité comme les premiers pas vers l’être que nous serons demain.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins