Difficile de rester insensible
Il y a plusieurs nouvelles cette semaine sur lesquelles il est difficile de demeurer insensible. La fermeture prochaine de l’usine Louisiana Pacific de Chambord en est une. Des informations qui ont circulé dans les différents médias ont tôt fait de déranger.
La radio de Radio-Canada a obtenu des commentaires du président du syndicat de l’usine Louisiana Pacific de Maniwaki, Francis Verreault. Cette usine sera dorénavant la seule usine de l’entreprise à produire du panneau OSB.
M. Verreault soutient que Louisiana Pacific a décidé de fermer Chambord en raison de son passé trouble en matière de relations de travail. Cette explication est plus que douteuse. Il est vrai que l’usine LP Chambord a subi un long conflit de travail en 2002-2003. Depuis ce temps, la réalité a bien changé. La crise forestière a frappé toutes les entreprises. La crise de la construction du marché américain n’aide en rien.
Les travailleurs ont accepté les concessions demandées par l’employeur. Depuis quelques mois, il y avait 70 travailleurs qui ne travaillaient plus. Des quarts de travail avaient été abolis. Les employés ont fait leur part. Louisiana Pacific a pris une décision administrative. Cela ne sert à rien de chercher des coupables.
Maintenant, il faut que tout le monde se mobilise pour que la région et surtout les travailleurs passent à travers cette dure épreuve qui pourrait se poursuivre jusqu’en 2010.
L’usine Louisiana Pacific de Chambord est la deuxième victime en quelques semaines dans le secteur du panneau. En effet, Uniboard a fermé définitivement son usine de La Baie. Espérons que la reprise se concrétise et que l’usine reprenne.
La fumée s’échappant des cheminées de l’usine chambordaise nous manquera à tous!
Encore Greenpeace
Je suis en faveur de la conservation de notre environnement. Je crois que notre société à des efforts à faire. Je sais aussi que le développement économique est important. Je suis certain qu’il y a moyen de concilier les deux sans tomber dans l’extrémisme. Cela, le groupe écologiste Greenpeace ne l’a pas du tout compris.
Depuis quelques semaines, des discussions avaient été entreprises avec AbitibiBowater pour tenter de trouver un terrain d’entente sur la conciliation des intérêts environnementaux et économiques. Greenpeace a claqué la porte suite au refus de la compagnie de protéger une forêt inexploitée à ce jour.
Voilà la manière d’agir de Greenpeace. Aussitôt qu’on ne répond pas à leurs demandes, on assiste à des menaces de campagnes de boycottage et des actions musclées.
Tout n’est pas noir et tout n’est pas blanc dans la vie. Cela Greenpeace ne le comprend pas. La réaction du président de la Conférence régionale des élus, Georges Simard, est adéquate : « Greenpeace pratique le terrorisme économique ».
Position syndicale
Les syndicats représentant les travailleurs doivent tout de même demeurer prudents. Une manchette choc du journal Le Quotidien indiquait que la violence était à prévoir si Greenpeace effectuait d’autres actions d’éclat. Le civisme doit demeurer prioritaire.
Le gouvernement du Québec doit absolument réagir. La Fédération des travailleurs du papier et de la forêt affiliée à la CSN trace le bilan suivant : « Les travailleurs et les communautés sont au centre de la ligne de feu et sont constamment interpellés pour choisir de supporter un camp ou l’autre. Comment départager la vérité et la propagande afin de faire le bon choix? Peut-on reprocher aux compagnies forestières d’exploiter des territoires forestiers pour lesquels elles ont obtenu les autorisations nécessaires du gouvernement du Québec? Lorsque Greenpeace attaque les compagnes forestières pour leur inaction quant à la protection des forêts intactes, il s’en prend également au gouvernement qui donne les autorisations aux bénéficiaires de CAAF et qui décide des pratiques forestières. Le silence du gouvernement a assez duré ».
Cela résume parfaitement toute cette affaire.