Où sont les candidats?
À l'écriture de ce commentaire, onze jours se sont déroulés depuis le déclenchement de l'élection fédérale. Depuis onze jours, de nombreuses personnes semblent être à la recherche de ces candidats. Quels sont leurs noms? D'où viennent-ils? Quelles sont leurs préoccupations? Bref, plusieurs questions afin de trouver un candidat qui peut nous ressembler. Sauf que la politique, ce n'est pas une question de compatibilité. Ce n'est pas l'amour qu'on désire trouver, mais quelqu'un qui sera en mesure de défendre nos intérêts.
La semaine dernière, j'ai entendu quelqu'un affirmer que les candidats étaient présents sur le terrain pour écouter les citoyens et non pas pour se faire écouter par les citoyens. Après mûre réflexion, c'est effectivement ce que devrait être à la base la politique, c'est-à-dire le droit qu'a la population de mettre de l'avant leurs idées. Dans la Grèce antique, c'est ce qu'on appelait la démocratie. Et cela n'a pas dû changer de nom.
Avec tous les problèmes qui s'acharnent sur notre région présentement, nous devons, plus que jamais, nous exprimer et affirmer nos inquiétudes. L'économie régionale qui tourne au ralenti est le moteur de nombreux problèmes. Les Jeannois se retrouvent dans un cercle vicieux, devant subir les conséquences de la crise sur de nombreuses facettes de leur vie.
En tant que jeune adulte, c'est inquiétant de voir ma région subir ces durs coups. Je suis revenue m'installer au Lac-Saint-Jean, il y a un an, et je veux poursuivre ma vie ici. Cela sera-t-il possible? Que devons-nous faire alors afin que la situation se résorbe et pour que nous puissions respirer un peu afin de recommencer à jouir de la qualité de vie que nous avons toujours eue au Lac-Saint-Jean?
Je suis accrochée aux anciennes valeurs. J'ai pour mon dire que tout était plus facile quand l'économie passait par chacun de nos milieux. La modernisation et la mondialisation ont affecté les marchés et par le fait même notre économie. Nous n'avons plus aucun pouvoir décisionnel sur notre marché et sur les retombées de ces géants dans notre communauté. Voyez ce qui se passe à Chambord.
L'économie d'ici doit avant tout passer par les gens d'ici. Les plus grandes richesses de notre région sont, sans aucun doute, la volonté et le désir d'innover de plusieurs citoyens. Une économie qui se diversifie est en fait une économie qui se porte bien.
Je ne veux pas faire de reproches, mais il faut cesser de miser sur les mêmes projets et ouvrir nos horizons à la création de nouveaux commerces et à la création de nouveaux emplois. Il ne faut pas toujours miser sur de gros projets, car souvent ce sont les plus instables. Je ne veux pas vivre dans une région qui sera reconnue pour ses élevages d'éléphants blancs.
Il faut donc voir les choses de manière positive. Il n'est pas rose de passer aux urnes pour une deuxième fois en un an, mais c'est une chance inouïe qui est donnée à tous les citoyens afin de mettre les cartes sur la table et de faire connaître toutes nos idées à chacun des candidats, que nous ayons ou pas des affinités avec eux.
Tous, ils désirent faire du terrain et rencontrer les gens, alors facilitons leur la tâche en allant directement vers eux. Il faut leur donner des idées plutôt que de s'en faire imposer.
J'avais tendance à croire que les candidats devaient nous arriver avec un sac rempli de solutions. Mais non! Une campagne électorale sert à leur donner des pistes sur les dossiers qui sont préoccupants. Par la suite, ils seront en mesure d'élaborer leur plate-forme électorale en fonction des sujets qui passionnent les gens d'ici et qui méritent de soulever des débats entre les candidats.
Les attaques viennent de partout et ne sont pas justifiées. Ces pitreries enlèvent tout le sérieux de cette campagne électorale. Ces attaques n'apportent rien de positif. La politique qui a toujours été considérée comme un sujet sérieux, mais voilà maintenant qu'elle devient dépourvue de tout son sens.
Est-ce ainsi que les choses évolueront? Chacun doit reprendre son rôle, alors citoyens exprimez-vous et politiciens, écoutez nous! Plutôt que ce soit l'inverse qui se produise.