Période de questions houleuse à Saint-Félicien
À Saint-Félicien, les habitués des séances du conseil de ville ont l'occasion d'entendre plusieurs citoyens s'exprimer lors de la période de questions. Certains disent que ce sont toujours les mêmes qui ont perdu une certaine crédibilité avec le temps. D'autres pensent que c'est l'inverse et qu'au moins, il y a des citoyens pour jouer au chien de garde.
Depuis quelque temps, de nouveaux citoyens ont l'occasion de s'exprimer lors de la période de questions, changeant un peu la dynamique de l'assistance. Celle de la séance du 30 octobre dernier a été particulièrement intense. Entre autres, le maire Gilles Potvin a répondu à plusieurs citoyens qui s'inquiétaient de voir que rien ne semblait bouger dans les projets avancés par l'adoption de l'Agenda 21. Cela aura permis de nuancer et de dire que ce n'est pas parce que rien ne s'ébruite que rien ne bouge. Sur ce point, le maire et quelques conseillers ont répondu avec tout le respect qu'il se doit.
La vente possible du camping municipal au secteur privé a lui aussi fait jaser. Pourquoi n'y a-t-il pas de consultation ? Pourquoi s'acharner à vouloir se départir du camping alors qu'un grand nombre de citoyens ont signé une pétition ? Dans l'assistance, personne n'a pris le micro pour appuyer clairement la décision des élus de passer à des appels d'offre.
Le maire de Saint-Félicien ne veut pas refaire le débat sur le camping. Pour lui, tout semble clair et il faut avoir confiance. Pour certains citoyens, cela a du mal à passer et demeure difficile à comprendre et, tout comme leurs questionnements, c'est parfaitement légitime. Devant les interrogations qui devenaient graduellement des commentaires provenant de gens dégageant un bon bagou, le maire a commencé à lever le ton et, pour une des rares fois, les limites du possible ont semblé avoir été franchies.
C'est un signe de transparence que de répondre aux citoyens lorsqu'on est élu. C'est aussi un devoir. Toujours est-il qu'il est tout autant judicieux de remettre en question le temps alloué à la période de question. Depuis des lunes, les journalistes qui se côtoient à la séance du conseil échangent régulièrement sur la durée de la rencontre municipale. À Saint-Félicien, elles sont reconnues pour être interminables. Mais, cela importe bien peu, puisqu'il faut bien un endroit où les gens ont l'occasion d'échanger avec leurs élus et de faire valoir leur point publiquement.
«Si on ne change pas de comportement, on va être obligé d'imposer une discipline, a soulevé le maire Potvin. Si ça continue, on va restreindre les droits de parole. Il y a de l'acharnement complètement inutile. Par respect, je ne brusque pas trop les gens, mais ma patience n'aura qu'un temps.»
Les élus devraient-ils limiter le temps de parole ? Voilà une question difficile à trancher. Pour ma part, même si je reconnais que passer deux heures et demi (comme c'était le cas la dernière fois) à une séance du conseil de ville est très louable, je persiste encore à croire qu'il vaut mieux laisser une liberté à ce droit acquis. Sinon, il faudra trouver une autre façon ou un autre lieu où les citoyens auront la possibilité de s'exprimer... même si leurs propos ne plaisent pas toujours.
Je terminerai ce commentaire sur le droit de parole en vous offrant la possibilité de vous prononcer sur mon questionnement. La nouvelle question du net de letoiledulac.com est la suivante : «Faudrait-il restreindre le temps de parole lors des séances du conseil de ville de Saint-Félicien ?» Profitez-en, la parole est à vous !!!
Un emplacement à discuter
Du 6 octobre au 9 novembre, les internautes de l'Étoile du Lac étaient invités à répondre à la question : «À quel endroit devrait-on ériger une nouvelle coopérative d'habitation à Roberval ?». Le choix de la majorité est finalement le Claire-Fontaine, qui regroupe 39% des appuis. Ce site est suivi du Couvent des Ursulines (29%), du parc Gagnon de la rue Paradis (18%) et du parc situé à l'arrière de l'avenue Ménard (14%).