Chicane de temples
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours détesté les chicanes. Lors de la rencontre du 5 décembre dernier au Château Roberval concernant la consultation des paroissiens pour les choix qui s'imposent dans le contexte actuel de l'Église, je me disais, avant d'arriver, que si je devais changer d'église pour aller prier en communauté, je le ferais même si ça ne faisait pas mon affaire car j'aime beaucoup l'église où j'ai reçu tous les sacrements de ma vie.
J'ai écouté les arguments du comité et, ensuite, les interventions. Je regrette encore de ne pas m'être levée pour parler. Voici donc ce que j'avais envie de dire, même s'il est un peu tard. Dans cette assemblée, il y avait certainement beaucoup de gens de bonne volonté. Toutefois, ce que j'ai ressenti le plus était des sentiments de déception, de frustration et de colère. J'avais le goût de me référer à ce que l'abbé Pierre nous dit souvent lorsque nous devons prendre une décision. Si Jésus était à notre place, que ferait-il ou que dirait-il ? Qui a prononcé le nom de Jésus ce soir-là ? Pourtant, c'est pour lui que nous nous rassemblons à chaque messe, qu'elle soit petite ou grandiose. Que ce soit dans une église ou dans l'autre, quelle importance ? Je suis certaine que Jésus a agi à travers l'Esprit Saint qui a guidé les personnes du comité et je pense que toutes ces personnes ont prié afin d'être éclairées pour prendre les bonnes décisions. Nous devrions leur faire entièrement confiance, car elles ont travaillé pendant de longs mois pour en venir à ces propositions.
Pour ma part, je suis heureuse d'être ce que je suis, ou plutôt de ce que je ne suis pas, c'est-à-dire matérialiste, égoïste et possessive. Merci Seigneur de vouloir te prier n'importe où, tant que tu habites mon cœur, car il est là le vrai temple !
Francine Gauthier, Roberval