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L'Étoile du Lac
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Une Eglise robervaloise en crise !

Article mis en ligne le 19 janvier 2007 à 14:08
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Une Eglise robervaloise en crise !
Encore une Église où le pouvoir tient tête ! Une Église avec deux poids deux mesures. À Jonquière, quelques paroissiens se réunissent et une décision dans le sens du pouvoir est prise. Plusieurs personnes absentes du processus voulaient bien qu'on revienne sur la décision: rien à faire ! Pas de moratoire, pas de discussion, la décision est prise : les paroissiens présents ont pris une décision de fermer une église et, ironie du sort, c'est celle que le pouvoir établi voulait fermer. Dans une autre communauté de la région, la population décide dans le sens du pouvoir et c'est aussi accepté.
À Roberval, pour une rare fois dans ces prises de décision, c’est tout le contraire… Au-delà de 500 paroissiens sont présents le 5 décembre et votent en très bonne majorité (63%) contre le pouvoir établi et sa décision. On veut fermer une église mais pas celle choisie par le pasteur et son équipe. On joue sur les critères de décision qui normalement sont les mêmes qu'ailleurs, mais qui sont vus autrement. La population présente prend donc une décision, mais un moratoire est quand même annoncé. Le temps que le pouvoir établisse sa stratégie pour en arriver à ses fins: fermer l'église de son choix et non de celui de la population.

Pauvre Église! Aucune transparence. Peu importe les personnes, on les tassera et un jour ça passera ! Ça fait une dizaine d'années et peut-être plus que le pasteur critique une des églises et voilà que c'est elle qui ferme, car pour lui, le pasteur, c'est celle-là qu'il faut fermer, pas une autre ! Nous sommes en face de deux types d'église: une soi-disant patrimoniale (St-Jean-de-Brébeuf) et l'autre (Notre-Dame) construite selon la liturgie du 2è concile du Vatican. Pourquoi délaisser une église qui nous rassemble selon la nouvelle vision du concile? On continuera donc d'opposer le patrimoine et la modernité? On se croirait au début du 20è siècle où il fallait lutter contre les idées modernistes. Où sont les liturgistes modernes qui sauront reconnaître dans l'église Notre-Dame (1200 places), bâtie en 1967, l'élan de Vatican II?

Non, il n'est pas facile de prendre des décisions qui touchent l'émotivité. Mais si l'Église continue de ne pas reconnaître les choix des communautés, ce sera la division et non la communion dont parlait le concile. Certains pasteurs d'aujourd'hui sont-ils encore des manipulateurs où s'ils font simplement semblant de laisser la population décidée et agissent autrement?

Mme France Guay

M. Normand Lamontagne,

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