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Maxime Bernier dit n'avoir rien à ajouter sur l'affaire Couillard

Presse Canadienne Article mis en ligne le 30 juillet 2008 à 0:00
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LEVIS - Le député de Beauce, Maxime Bernier, estime s'être expliqué suffisamment sur toute l'affaire qui lui a fait perdre son poste de ministre et il affirme vouloir maintenant tourner la page.
Après s'être fait discret pendant quelques mois, l'ex-ministre des Affaires étrangères a renoué, mercredi, avec ses collègues conservateurs réunis en caucus à Lévis.
Tout de bleu vêtu, M. Bernier a fait valoir qu'il s'est expliqué en juin dernier, lors d'un discours dans le cadre d'un rassemblement partisan dans sa circonscription.
"Je pense que l'histoire a été réglée en ce qui me concerne, j'ai été très clair lors de mon discours devant les Beaucerons et les Québécois", a souligné l'ex-ministre, ajoutant que pour lui, "la page est tournée".
A la fin du mois de mai, en pleine tourmente à la suite des révélations sur les liens qu'entretenaient son ex-petite amie avec des membres des motards criminels, M. Bernier a dû dire adieu à son poste au sein du conseil des ministres.
Cette démission survenait au moment où son ex-copine, Julie Couillard, s'apprêtait à révéler que M. Bernier avait laissé traîner des documents classés secrets dans un endroit sans surveillance et non sécurisé.
Depuis, le député de Beauce n'a pas répondu aux questions de fond sur cette controverse et des contradictions demeurent.
Le ministère des Affaires étrangères a aussi entrepris une enquête interne sur la gestion des documents classifiés.
M. Bernier a collaboré à cette enquête et dit que les résultats seront connus bientôt. Quant aux questions qui demeurent en suspens, ce sont des questions d'ordre personnel, a soutenu le député.
"Il y a certaines questions auxquelles je n'ai pas répondu puisque ce sont des questions qui touchent ma vie privée", a résumé M. Bernier, à l'entrée du caucus conservateur.
Les partis d'opposition souhaitent poursuivre l'étude de toute cette affaire au comité de la sécurité publique, à la reprise des travaux parlementaires cet automne. M. Bernier a déjà refusé leur invitation de témoigner et il n'a pas changé d'idée.
"J'ai dit ce que j'avais à dire", a-t-il lâché, qualifiant l'intérêt des partis d'opposition envers cette histoire de "petite politique".
Du côté des conservateurs, ils souhaitent visiblement eux aussi mettre cette affaire derrière eux. "Il (Maxime Bernier) est bienvenu dans notre caucus, ce chapitre est fini dans notre histoire", a déclaré le président du caucus, le député albertain Rahim Jaffer.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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