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Des enseignants appellent à la criminalisation de la cyberintimidation

Presse Canadienne Article mis en ligne le 12 juillet 2008 à 0:00
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MONCTON, N.-B. - Des enseignants d'un peu partout au pays, réunis samedi à Moncton, au Nouveau-Brunswick, ont réclamé que l'intimidation par internet devienne une infraction criminelle au sens de la loi.
Les quelques 100 délégués de la Fédération canadienne des enseignants, présents à la réunion annuelle de l'organisation, ont voté à l'unanimité en faveur d'une résolution incitant le gouvernement fédéral à s'attaquer plus efficacement à la cyberintimidation.
Ils ont soutenu que le Code criminel devait être renforcé et que les services de police devaient avoir plus de moyens pour mener leurs enquêtes.
La Fédération a fait valoir que la cyberintimidation, qui cible à la fois les enseignants et les étudiants par l'entremise de courriels, de messages textes et de sites de réseautage, était un problème criant.
La présidente de la Fédération, Emily Noble, a soutenu que l'organisation avait décidé d'agir puisqu'un nombre croissant de parents et d'enseignants avaient fait part de leurs inquiétudes. "Des enseignants ont découvert que des étudiants écrivaient des propos désobligeants à leur égard et leur faisaient des menaces dans internet", a-t-elle souligné.
L'intimidation rend la tâche plus ardue pour les enseignants et compromet l'apprentissage des élèves, a fait valoir Mme Noble.
L'association, qui représente 220 000 enseignants à travers le pays, a déclaré que la cyberintimidation était devenue un enjeu pour la sécurité et la santé des professionnels de l'éducation.
"Nous allons faire pression sur les parlementaires pour qu'ils se penchent sur diverses formes de législation, incluant le Code criminel, qui nécessitent un renforcement et une mise à jour", a affirmé la présidente de la Fédération.
Selon un récent sondage en ligne mené par la Fédération auprès de 2500 Canadiens, une personne sur cinq disait être au courant d'un cas de cyberintimidation à l'endroit d'un enseignant. Une personne interrogée sur trois affirmait avoir eu vent d'au moins un cas visant un étudiant dans leur communauté.
Un spécialiste de la cyberintimidation a souligné que les résultats de cette enquête étaient similaires à ceux d'enquêtes précédentes. Selon ces recherches, le tiers des enfants et des adolescents âgés entre 10 et 18 ans seraient touchés par la cyberintimidation.
Bill Belsey a affirmé au réseau de télévision CTV qu'il croyait que la prise de position de la Fédération était un pas dans la bonne direction.
L'enseignant albertain a également soutenu que les sites de réseautage devraient resserrer leurs politiques de contenu. Il a aussi appelé les parents à surveiller ce que font leurs enfants dans internet.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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