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Michel Bissonnet sera candidat à la mairie de l'arrondissement St-Léonard

Presse Canadienne Article mis en ligne le 14 juillet 2008 à 0:00
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Michel Bissonnet sera candidat à la mairie de l'arrondissement St-Léonard
Michel Bissonnet, le 12 juin, 2008. LA PRESSE CANADIENNE /Jacques Boissinot
MONTREAL - Après 27 ans de politique provinciale, le président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet, revient à la politique municipale et tentera de se faire élire au poste de maire de l'arrondissement montréalais de Saint-Léonard, laissé vacant par le départ de Frank Zampino.
Il s'agit d'un retour aux sources pour M. Bissonnet, lui qui fut maire de Saint-Léonard de 1978 à 1981, à l'époque où la ville ne faisait pas partie de Montréal.
Il se présentera sous la bannière d'Union Montréal, le parti du maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui n'a pas caché sa satisfaction d'avoir réussi à recruter un candidat de cette envergure lors de l'annonce, lundi matin, à Saint-Léonard.
M. Bissonnet, qui est âgé de 66 ans, a cependant indiqué qu'il demeurera député de Jeanne-Mance-Viger afin de mener à terme certains dossiers dans le comté. Cependant, s'il est élu lors de l'élection complémentaire du 21 septembre prochain, il devra laisser son siège à l'Assemblée nationale puisqu'il n'est pas permis de détenir un double mandat.
De plus, son élection éventuelle entraînera un autre déplacement au sein même de sa famille: son épouse, Yvette Bissonnet, conseillère municipale à Saint-Léonard, occupe le poste de mairesse par intérim depuis le départ de M. Zampino.
Michel Bissonnet a dit vouloir se rapprocher de ses concitoyens de Saint-Léonard. Il s'est présenté comme le candidat de la continuité, voulant prendre le relais de son prédécesseur. Il a fait part de son intention de poursuivre certains projets en cours, notamment la revitalisation de la rue Jean-Talon et de la Place Viau.
"Je suis un homme très proche des citoyens et ce défi m'intéresse, a-t-il dit lundi lors d'une conférence de presse. J'ai commencé au municipal et je vais terminer au municipal."
Elu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1981, M. Bissonnet a siégé sans interruption depuis ce temps, étant réélu à sept reprises. Depuis 2003, il occupait le poste de président de l'Assemblée. Fait à noter, en 1998, alors que le Parti québécois était au pouvoir, il avait été élu troisième vice-président de l'Assemblée nationale, devenant le premier vice-président à être issu de l'opposition officielle, une tradition qui s'est maintenue depuis.
Le travail de M. Bissonnet a été salué lundi par les trois partis à l'Assemblée nationale.
Du côté libéral, le premier ministre Jean Charest a dit, par voie de communiqué, que "de façon juste et impartiale, il s'est acquitté, au cours des cinq dernières années, de cette charge qui est sans doute une des plus importantes et des plus symboliques de notre système parlementaire".
Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoit Pelletier, a fait valoir que Michel Bissonnet avait réussi à conserver le respect et la confiance de tous les députés comme président de l'Assemblée nationale. "A mon avis, c'est l'indice premier du fait qu'il a fait un bon boulot", a-t-il dit.
Pour sa part, la chef péquiste Pauline Marois s'est dite attristée par la démission de M. Bissonnet, qualifiant le député libéral d'homme juste, équitable, rigoureux et exigeant.
Elle a souligné que celui-ci avait réussi à adapter son travail pour assurer le bon fonctionnement de l'Assemblée malgré l'élection d'un gouvernement minoritaire, afin que les travaux se déroulent de façon équitable pour les trois partis politiques.
"Je me sentais, très sincèrement, en sécurité avec lui (...) quant au respect de chacun des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale", a dit Mme Marois.
Enfin, le chef adéquiste, Mario Dumont, a aussi rendu hommage au travail du député de Jeanne-Mance-Viger comme président de l'Assemblée nationale.
M. Dumont n'a toutefois pu s'empêcher de voir, dans ce départ, une certaine démobilisation dans l'équipe de Jean Charest, notant qu'il s'agissait d'un troisième député libéral à quitter ses fonctions en quelques mois, après Roch Cholette et Philippe Couillard.
"On l'a vu beaucoup durant la session, il y a une certaine mollesse, une certaine stratégie d'inaction, a dit M. Dumont. On a vraiment le sentiment que quand les gens ont un autre défi, quand il y a d'autre chose à faire, quand il y a quelque chose de plus intéressant qui se présente ailleurs, les gens y vont."
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