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Un conseiller déçu

Noël Lévesque s'interroge sur ses droits

par Jean-François Bonneau
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Article mis en ligne le 12 mai 2007 à 11:26
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Un conseiller déçu
Le conseiller Noël Lévesque a signifié son désarroi avant de quitter la salle du conseil municipal de Sainte-Hedwidge, lundi dernier.
Un conseiller déçu
Noël Lévesque s'interroge sur ses droits
«Je ne démissionne pas mais je vais consulter mes avocats.» Telle a été la déclaration émise par le conseiller municipal de Sainte-Hedwidge, Noël Lévesque, lundi dernier, avant de quitter la salle du conseil en plein cœur de la séance.
Ce départ abrupt est survenu dans les minutes qui ont suivi l'annonce du maire Gilles Toulouse de démettre de trois comités Noël Lévesque. Le bloc de trois résolutions entérinées par l'ensemble des autres élus municipaux fait en sorte que, désormais, les conseillers Claude Tremblay, Claude Laflamme et Suzette Rodrigue succéderont à M. Lévesque respectivement au sein du conseil d'établissement de l’école Sainte-Hedwidge, de la corporation locale de développement ainsi que du comité «Qualité de vie» de la MRC du Domaine-du-Roy.

M. Lévesque a été pris par surprise par cette annonce. «Je pensais que la réunion de lundi était l'occasion d'avoir des réponses partielles ou fixer un rendez-vous à propos de questions que je me pose qui interpellent le public, précise-t-il. C'est manifestement un règlement de compte très décevant par rapport à l'équité que devraient suivre les gens du conseil.»

Après le départ de M. Lévesque de la salle, certains élus municipaux ont précisé qu'ils déploraient le manque d'écoute et d'ouverture du conseiller démis de ses fonctions. Certains ont admis que plusieurs propositions émises par celui-ci étaient intéressantes, mais que c'était surtout sur la façon de faire qu'il faudrait, selon eux, comprendre la tournure des événements.

Pour sa part, M. Lévesque a l'intention de faire entendre ses droits. «Le conseil peut disposer de qui il veut, mais il ne peut m'écarter d'un processus de délibération auquel je devrais faire partie, même si ce processus doit faire en sorte que je sois démis de comités, soutient-il. On ne m'a invité à aucune réunion formelle afin de discuter de la nécessité d'effectuer un remaniement. On ne m'a pas présenté les raisons. J'arrive et c'est un fait accompli.»

Cela dit, M. Lévesque tient à préciser qu'il avait déjà annoncé au conseil qu'il avait l'intention de se retirer du comité «Qualité de vie». «J'ai participé au débat et je ne pense pas qu'il va en ressortir quelque chose de très concret, affirme-t-il. Je pense que, dans ce cas, il vaut mieux envoyer quelqu'un d'autre sur ce comité.»

Par ailleurs, il estime que son retrait par le conseil de la corporation de développement est lié aux questionnements touchant notamment l'absence d'appels d'offres publics qui plane sur les contrats de coupe. Il croit également que l'investissement de 5 000$ dans l'entreprise Conception GLC, qui est désormais à Roberval, aurait pu être attribué en s'assurant que l'entreprise s'engage à investir dans la municipalité.

C'est cependant sur son retrait du conseil d'établissement que le conseiller évoque qu'une atteinte à son image et à sa crédibilité est portée : «Ça laisse préfigurer que j'ai commis une faute dans ce dossier, alors que j'aurais mérité des félicitations. Surtout, ce que les gens doivent savoir, c'est que j'avais dit que je me retirais à la fin de l'année scolaire. Le conseil a donc voulu précipiter les choses sans raison.»

Les revendications de M.Lévesque au sein du conseil d'établissement de l'école Sainte-Hedwidge portaient sur un projet de fusion des écoles de Sainte-Hedwidge, de Chambord et de Saint-André qui ne verra pas le jour à court terme grâce, selon lui, à son intervention. «On demandait aux gens du conseil d'établissement de voter sur une proposition sans même un texte écrit sous la main. (...) Quel impact la fusion aura-t-il sur l'allocation et le maintien des ressources globales actuelles de notre école, tant au plan financier, matériel, technique, professionnel, pédagogique, administratif et syndical ?», a livré le conseiller dans un document transmis aux médias locaux faisant état d'autres questionnements à ce sujet.

M. Lévesque tient à faire valoir auprès du conseil municipal le rôle de représentant au sein du conseil d'établissement. Il évoque des articles de loi pour signifier qu'un représentant n'a pas besoin d'aucun mandat d'un conseil municipal s'il est un conseiller et n'a également nul besoin d'une nomination de représentant de la communauté par la conseil d'établissement lui-même.

Outre les divergences d'opinions portant sur l'avenir de l'école, M. Lévesque s'est également manifesté, au conseil municipal, dans le but de créer une prise en charge accrue de la municipalité envers les œuvres du sculpteur Léon Bouchard. Il déplore aussi le manque d'approche globale qui règne à Sainte-Hedwidge et les difficultés à obtenir de l'information stratégique.

Le conseiller a signalé à L'Étoile du Lac qu'il sera de la prochaine séance du conseil municipal.

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