L’Étoile au cœur…
Après cinq ans et demi en votre compagnie dans ce journal, le moment est venu de vous quitter. Pour ce dernier commentaire, avant de m’exiler à mon tour dans la région montréalaise, je tenais à livrer quelques mots aux gens que j’ai côtoyés au cours de cette passionnante aventure que représente pour moi mon passage à L’Étoile du Lac.
Nouvellement journaliste, je suis arrivé dans mon coin de pays d’origine après avoir passé sept mois dans le nord du Québec, à Fermont. À cette époque, c’est Lilianne Laprise, aujourd’hui éditrice des journaux L’Étoile du Lac et Le Lac-Saint-Jean, qui m’a embauché. Je savais qu’une belle chimie allait être possible avec Alexandre Gauthier, alors journaliste à L’Étoile du Lac, puisque j’avais eu l’occasion de le côtoyer à titre de journaliste lorsque j’étais étudiant. Ce que j’ai apprécié le plus d’Alexandre, c’est qu’il m’a rapidement accordé sa confiance. Il faut aussi dire qu’il y a toujours eu une belle complicité entre nous, nos champs d’intérêt étant différents. Aujourd’hui, je garde de très bons souvenirs passés en compagnie de celui que j’estime être encore mon grand frère de l’information. Pas pour rien si j’ai bien voulu avoir tout comme lui ma chronique personnalisée portant le nom de «Jaune Bonneau», une belle continuité de ses croustillantes «Alexantricités»… Quand à Lilianne, il s’agit officiellement de ma «Marraine des médias». J’ai toujours admiré les gens qui démontraient une grande ouverture d’esprit et un souci de préserver de bonnes relations humaines. Ce n’est pas tous les médias qui ont cette chance de pouvoir compter sur un tel sens de l’écoute, j’en suis convaincu. Cette belle attitude restera pour moi un modèle à suivre tout au cours de mon cheminement futur. En laissant derrière moi L’Étoile du Lac, je m’ennuierai évidemment beaucoup de Daniel Migneault, mon confrère journaliste mais, avant tout, un grand ami. Avec lui, j’ai vécu !!! C’est surtout le plaisir à se parler et à s’organiser des fêtes de toutes sortes qui me manqueront, mais je sais que ce n’est qu’une partie remise… Quitter L’Étoile du Lac, c’est vivre un deuil, même si l’on sait que la vie nous réserve de belles surprises. C’est rire à en avoir mal en revoyant la maquette finale de Marianne, philosopher sur l’état de la planète avec France et s’initier aux plaisirs des chevaux avec Ginette. C’est Lise et ses secrets de l’informatique, puis les visites de Suzie qui, avec ses beaux bébés, donnent le goût d’avoir des enfants… C’est aussi Linda entendre parler d’amour, être en contact avec la joie qui entoure Yannick, parler de sports avec Mario, avoir droit à toutes les petites attentions de Carole et entendre les imitations loufoques de notre correctrice, Chantale. C’est voir en direct ce qui se passe chez soi, mieux comprendre son environnement à plusieurs égards. Vraiment, je demeurerai toujours attaché à ce journal, même à l’autre bout du monde… Heureusement qu’il y a notre site web ! Pourquoi partir, me direz-vous ? J’ai le goût de vivre une nouvelle expérience de vie, de participer au développement de magazines et, dans le domaine des médias, on le sait bien, c’est dans les grands centres que ça se passe. Disons que j’ai les mots «découverte» et «aventure» écrits en majuscules sur le front, comme jamais ! Puis, comme on ne sait jamais ce qui nous attend, peut-être que je reviendrai un jour… On verra bien ! À tout le moins, on pourra se revoir lors d’un prochain Souper dans les rues ! Il me fera toujours plaisir de revoir mes gens ! En guise de point d’orgue, mercis sincères à tous les lecteurs qui ont suivi mes écrits. C’est pour vous qu’un journaliste existe ! Surtout, continuez d’avoir votre «étoile au cœur», tout comme moi !!! Au plaisir de se rencontrer en d’autres lieux (au magazine La Semaine pour les intéressés) !