Robert Charlebois en compagnie du maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin. (Photo : Chantale Potvin)
Charlebois est une bête de scène
En spectacle à l'Expo agricole de Saint-Félicien
(Par Chantale Potvin) Il est né le dimanche du 25 juin 1944. Si on calcule bien, il a 63 ans. Pourtant il saute, il hurle, il danse, ses boudins frisottés sont trempés, il joue de la guitare, de la batterie, ouvre sa veste pour montrer ses pectoraux, lance les pics de ses guitares après chaque chanson… Charlebois n’arrête pas! « C’est le rock’n’ roll ma drogue, c’est dommage que des gens cessent de bouger comme ça! »
Le très sympathique chanteur, idole de centaines de milliers de Québécois de plusieurs générations a livré tout un show à l’Expo agricole et commerciale de Saint-Félicien vendredi dernier. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas autant amusée lors d’un spectacle. D’une chanson à l’autre, que des hits! En entrevue, il est très généreux et son franc-parler est charmant. Le secret pour être aimé si longtemps par un public consiste peut-être en la rare qualité de demeurer authentique. Bientôt, il fêtera 45 ans de vie artistique…
Les milliers de gens à l’Expo agricole l’ont adoré malgré le fait qu’il était malade et grippé pour sa prestation. Personne ne s’en est aperçu! Et Charlebois, celui qui avait été couronné découverte de l’année en 1965 à Jeunesse oblige restera désormais un grand, un très grand de la chanson québécoise!
Malgré le fait que « son beurre est dur et que ses toasts sont brûlés », il ne parle sans doute pas de lui quand il chante l’histoire du gars pâte molle qui arrive à manufacture les deux yeux « farmés » ben dur, les culottes pas « zipées pis en r’tard en disant que ça fait un flatte »!