Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, et le président du syndicat bois ouvré, Robert Girard.(Photo : Daniel Migneault)
Saint-Félicien propose du développement intégré
Une journée de mobilisation pour envoyer un message à Abitibi-Bowater
Le Syndicat du bois ouvré affilié à la CSD et la ville de Saint-Félicien ne relâchent pas la pression sur Bowater. Une autre journée de mobilisation aura lieu samedi le 8 septembre. Cet événement sera également l’occasion de dévoiler le plan de développement de la ville où la survie de la scierie constitue l’élément central.
Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin est catégorique : il n’est pas question que la ville abandonne ses droits sur le contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) attaché à la Scierie Bowater. Il rappelle que 50% de l’économie locale est liée à l’industrie forestière.
Le syndicat et la ville demandent des engagements du maintien des activités à la nouvelle entité Abitibi-Bowater. Il entrevoit le maintien et la création de 325 emplois. L’usine Bowater comporte 153 employés.
Le projet de Saint-Félicien comprend plusieurs volets. L’usine de cogénération, qui permet d’offrir de l’énergie à bon marché, occupe une place importante. La scierie Bowater pourra approvisionner l’usine en copeaux. SFK Pâte a également besoin de copeaux pour sa production.
La présence de Bowater permettra aussi de soutenir les projets de deuxième et troisième transformation du bois. En contrepartie, la scierie aura de l’énergie pour ses opérations. Gilles Potvin prévoit également la création d’un complexe de serres et une pisciculture alimentés en énergie grâce aux rejets thermiques de l’usine de cogénération. Des investissements de 10M$ seront nécessaires.
Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, estime que son projet est unique en son genre. « Prenons un autre cycle de développement. Ne misons pas seulement sur la transformation, mais sur la valorisation de la matière ligneuse. Saint-Félicien parle de développement durable depuis deux ans. On en a discuté, maintenant il faut en faire », clame-t-il.
M. Potvin rappelle que le récent dépôt du rapport de Greenpeace a donné mauvaise presse aux entreprises forestières. Il souligne que le projet qui est soumis à Bowater leur donne l’occasion de faire les choses autrement et de leur redonner une bonne crédibilité sur le plan environnemental.
Le président du Syndicat bois ouvré, Robert Girard, apprécie l’unité autour de ce plan. « Il faut penser à l’avenir de nos jeunes, soutient-il. On ne demande rien à personne. On veut seulement conserver nos acquis. »
En signe de bonne foi, le syndicat a entériné la nouvelle convention collective pour cinq ans. Les employés ont accepté des concessions salariales pour démontrer leur volonté de conserver leur emploi.
Mobilisation
La journée familiale du 8 septembre s’adresse à toute la population. Les gens sont conviés dès 9 h 15 au Zoo de Saint-Félicien. Le syndicat aura un kiosque et remettra une épinette blanche à chaque visiteur.
Par la suite, un grand rassemblement est prévu sur le boulevard Sacré-Cœur, près de l’hôtel de ville. Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Bernard Généreux, et le président de la CSD, François Vaudreuil, prononceront des allocutions. Les candidats à l’élection fédérale ont reçu une invitation. M. Potvin en profitera pour présenter en détail son plan de développement à la population.
Un souper gratuit sera servi à compter de 17 h. La soirée prendra fin par le spectacle Son et lumière du Parc Sacré-Cœur. Entre 800 et 1000 personnes sont attendues.
Il s’agit de la troisième journée de mobilisation du genre. Rappelons que le 23 décembre 2006 et le 24 juin 2007, des centaines de personnes ont participé à ces grands rassemblements.