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Une question d’équité

Le gouvernement tranche en faveur de Roberval

Daniel Migneault par Daniel Migneault
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Article mis en ligne le 14 septembre 2007 à 12:00
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Une question d’équité
La vice-première ministre, Nathalie Normandeau, et le ministre adjoint à la Sécurité publique, Guy Ouellette.(Photo : Daniel Migneault)
Une question d’équité
Le gouvernement tranche en faveur de Roberval
Le gouvernement du Québec a tranché : la nouvelle prison du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’installera à Roberval. Un investissement de 92M$ sera réalisé pour doter la région d’un centre de détention de 180 places.
La ministre des Affaires municipales et vice première ministre, Nathalie Normandeau, et l’adjoint parlementaire du ministre de la Sécurité publique, Guy Ouellette, ont confirmé cette annonce devant plusieurs dignitaires.

Au mois de septembre 2006, le gouvernement du Québec a commandé une étude à la Société immobilière du Québec pour déterminer le meilleur emplacement possible de la prison régionale. Nathalie Normandeau souligne que tous les avantages et les inconvénients ont été analysés de façon impartiale.

Le facteur qui a pesé dans la balance est la situation économique du Lac-Saint-Jean. « Le secteur est très dépendant de l’industrie forestière où il y a de graves difficultés. Voici un investissement structurant qui va permettre au Lac-Saint-Jean de diversifier son économie. Cet investissement de 92M$ signifie des emplois pendant la construction et des nouveaux emplois au centre de détention », explique Nathalie Normandeau.

« C’est une question de diversification, poursuit-elle. J’irais même plus loin en disant que c’est une question d’équité pour le Lac-Saint-Jean. Plusieurs investissements importants ont été confirmés au Saguenay. On cherche à maximiser les investissements pour que l’économie régionale puisse évoluer. »

Mme Normandeau est consciente de la déception vécue au Saguenay par cette décision. Elle est confortable avec le choix de l’emplacement. Par ailleurs, les frais de transport entre Saguenay et Roberval représentent une facture additionnelle de 65 000$ sur un budget frôlant 10M$.

« L’implication d’un seul établissement plutôt que deux permettra de réaliser des économies d’échelle et de compter sur un plus grand regroupement de personnes incarcérées. Ainsi, nous pourrons offrir une plus grande variété de programmes et compter sur un nombre constant de personnes pour maintenir les activités. Il faut aussi souligner l’amélioration des conditions de vie de détention, de même que des conditions de travail qui découleront de la construction d’un établissement moderne », affirme Guy Ouellette.

Selon Mme Normandeau et M. Ouellette, les organismes communautaires de Roberval seront mis à contribution et pourront développer une expertise particulière avec cette prison.
Présence autochtone
Les statistiques démontrent qu’entre 15% et 20% de la clientèle en centre de détention est autochtone. La présence des communautés de Mashteuiatsh et d’Obedjiwan a pesé dans la balance. De plus, le district judiciaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean dessert également Chibougamau-Chapais. Guy Ouellette n’a pas écarté l’aménagement d’une section spéciale pour s’adapter aux coutumes de ces peuples. Un pourcentage d’emplois autochtones pourrait aussi se rattacher au projet.

Le nouveau bâtiment sera construit au cours des prochains 48 mois. Plusieurs emplacements sont sur la table pour le moment. Une décision rapide est attendue.

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