Où s’en va la culture?
La culture québécoise est en phase de transition. La population semble délaisser plusieurs branches de la culture populaire. Les arts, la politique et la vie communautaire ne suscitent plus le même intérêt. Par contre, la population est toujours prête à défendre la culture sociale et les valeurs profondes. Un peu contradictoire comme manière de penser.
Avec le slogan « Essayer quelque chose qui manque à votre culture », les Journées de la culture tenteront de nous faire découvrir quelque chose de nouveau. Il est nécessaire de découvrir notre culture, mais il est essentiel aussi de découvrir la culture des autres. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.
Est-ce que les Québécois ont réellement des craintes envers les différences culturelles? Alors que ceux-ci ne démontrent pas autant d’intérêt envers sa propre culture.
La culture à proximité
La culture est le développement de la société, mais ce changement passe obligatoirement par la croissance de sa culture personnelle. Découvrir et explorer son milieu en participant aux activités culturelles qui permettent le maintien de la vie culturelle locale, mais aussi de sa propre culture.
Plusieurs changements doivent avoir lui dans le milieu afin de favoriser et d'encourager la participation des gens. Les bibliothèques publiques ont instauré la gratuité. La Bibliothèque Georges-Henri Lévesque de Roberval, quant à elle, fermera ses portes quelques mois afin d'offrir un milieu où la culture sera à l'honneur.
Avons-nous réfléchi sur le fait que la culture québécoise est peut-être en péril en raison d’un manque d’attirance envers celle-ci? Un vent de nouveauté est nécessaire. Si notre culture ne nous intéresse plus, il faut donc découvrir les rites des autres communautés, et ainsi redécouvrir le Québec moderne. Dans la MRC du Domaine-du-Roy lors de la fin de semaine du 28 au 30 septembre, le Musée amérindien de Mashteuiatsh ouvre gratuitement ses portes et inaugure le site d'interprétation Nutshimatsh sur la flore indigène et la démonstration du savoir-faire des Pekuakamilnuatsh. Une visite familiale afin de débuter à proximité votre découverte du nouveau Québec.
Culture et religion un mixte dangereux
La critique sociale a été très sévère durant la dernière année. J’ai l’impression que les éléments ont été mélangés. La dernière gaffe du fédéral a été de mélanger la religion et la politique. L’autorisation du port de la burka a été perçue comme un affront à la culture québécoise. Pour une femme la décision peut-être choquante, car nous avons obtenu le droit de vote dans les années 1920. Bref, les femmes ont dû mener une lutte ardue afin d’être reconnues en tant que personnes pour ensuite être citoyennes. En moins d'une journée, le gouvernement a reconnu les pratiques religieuses des groupes ethniques.
Ce qui choque la population en fin de compte est le « manque de respect » envers les grandes lignes de l’histoire québécoise. Il ne faut simplement pas mélanger les choses. La religion a toujours été privée et personnelle. Aujourd’hui, elle est étalée au grand jour. Donc, il est normal que le quotidien des gens d’ici soit busqué par ces changements. La Commission Bouchard-Taylor qui s’est arrêtée dans la région la semaine dernière a permis de voir que les gens d’ici sont ouverts d’esprit, plus de 50 personnes ont déposé des mémoires. Portes ouvertes sur le Lac, organisme de Saint-Félicien qui aide les immigrants à s’intégrer dans la région, a déposé un mémoire afin de présenter leur point de vue.
Je pourrais m'éterniser sur le sujet. Je pense qu'il faut simplement s'adapter. Les temps ont changé et le Québec a pris un nouveau virage. Notre culture est loin d'être en danger. Elle est simplement en train d'évoluer au même rythme que le Québec change. L'homme a toujours craint le changement. Il faut mettre nos inquiétudes de côté et participer activement au développement culturel du Québec et de nos localités, peu importe nos idéaux.