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Apprendre à dire adieu à son école

Daniel Migneault par Daniel Migneault
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Article mis en ligne le 16 novembre 2007 à 17:33
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Apprendre à dire adieu à son école
Le 8 décembre dernier, mon ancien collègue Jean-François Bonneau titrait son commentaire « Apprendre à dire adieu à son église ». Puisque le nombre de fidèles diminue, le conseil de fabrique a jugé opportun d’entreprendre une réflexion sur l’avenir des deux églises du territoire, ce qui a bien sûr provoqué des déchirements entre les paroissiens. L’histoire se répète maintenant avec la survie des écoles.
Les parents ont eu l’occasion de se prononcer sur la Politique de maintien ou de fermeture d’une école et de la modification de certains services éducatifs dispensés par une école pour l’année scolaire 2008-2009. Ce document doit faciliter la tâche aux commissaires sur les décisions portant sur l’avenir des écoles.

La Commission scolaire du Pays-des-Bleuets s’est tout de même gardé beaucoup de latitude pour la prise de décision. Parmi les faits saillants, la politique prévoit qu’une école doit compter au moins 20 élèves et deux groupes pour être maintenue. Les commissaires prendront plusieurs points en considération lors de la décision notamment la proximité des autres écoles en cas de transfert d’étudiants et les prévisions de clientèle pour les années subséquentes. Des classes interniveaux, qui existent déjà dans plusieurs écoles, pourront être créées.

Une dizaine d’organismes, que ce soit les conseils d’établissements ou les représentants des enseignants, ont déposé un mémoire lors de la séance de consultation qui s’est tenue à Roberval le 14 novembre. Le consensus est évident. En effet, la survie des classes préscolaires inquiète particulièrement les intervenants.

La commission scolaire a fixé à 10 le nombre minimal d’élèves dans ces classes. Plusieurs écoles, notamment dans certains villages, ne sont pas en mesure de respecter cette exigence. Personne ne veut perdre ces classes puisque les jeunes représentent l’avenir de leur municipalité. On réclame donc nombre minimal de sept jeunes pour ces classes.

Je comprends la demande de ces parents. Il faut favoriser le sentiment d’appartenance au milieu en très bas âge si on veut s’assurer de les garder chez nous plus tard. En théorie, cette demande est très louable, mais en pratique, est-ce qu’elle sera réalisable?

Le personnel enseignant de l’école Notre-Dame a même poussé la réflexion plus loin. Dans son mémoire, elle demande à la commission scolaire de « s’engager à créer un comité qui aura pour mandat d’étudier les différentes possibilités de coupures au niveau administratif et à remettre ses conclusions le plus rapidement possible pour permettre une meilleure application de la politique de maintien ou de fermeture d’une école et de la modification de certains services éducatifs dispensés par une école pour l’année scolaire 2008-2009 ».

Il y a toujours quatre centres administratifs sur le territoire. Est-ce nécessaire de tous les conserver? Il est normal que toutes les municipalités ne veuillent pas perdre leur centre administratif. Mais est-ce mieux de fermer une école pour conserver un centre administratif? Il y a des économies de coûts certaines à faire qui pourront sauver les écoles, du moins pour l’instant.

Le président de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, Rémi Rousseau, et le directeur général, Serge Bergeron, ont promis de tenir compte des préoccupations des parents. Maintenant, il faudra suivre attentivement le dépôt du plan triennal au début de l’année 2008 pour voir si toutes les écoles survivront ou si certaines tomberont. M. Bergeron a conclu avec une note d’espoir : selon les prévisions, la clientèle scolaire se stabilisera au cours des prochaines années.

@ST:Question du net
La nouvelle question du net est en ligne depuis le 5 novembre et les résultats parlent par eux-mêmes : les gens ont toujours un intérêt pour la politique. Nous vous demandons : « Pour qui allez-vous voter lors de l’élection à la mairie de Roberval? ». Vos choix sont : « Julien Guillemette », « Guy Larouche », « Michel Larouche , « Indécis », « Je n’ai pas l’intention d’aller voter ». Déjà en date du 15 novembre à midi, 220 personnes ont répondu à notre petit sondage non scientifique. Vous avez jusqu’au 23 novembre pour vous prononcer. Cliquez en grand nombre!

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