Quel est l’avenir des femmes en politique?
par Hélène Gagnon
Voir tous les articles de Hélène Gagnon
Article mis en ligne le 7 décembre 2007 à 9:34
Soyez le premier à commenter cet article
Quel est l’avenir des femmes en politique?
La politique est souvent décrite comme un monde d’homme, où les femmes n’ont pas encore tout à fait leur place. Lors du « 5 à 7 discussion » organisé par Démokratia et le Centre de femmes La Source, plusieurs personnes se sont penchées sur l’avenir des femmes en politique. L'avenir semble prometteur, mais plusieurs modifications devront être apportées au fil des années avant de percevoir une ouverture dans le milieu de la politique. Voyons comment les participants envisagent l’avenir des femmes dans ce monde, qui pendant plusieurs année, a été exclusivement réservé aux hommes.
Affichage des photos

Nicole Schmitt // L’avenir que les femmes vont avoir découle des décisions qu’elles prendront quant à leurs engagements politiques. Il n’y a personne qui pourra dire à une femme « Toi, tu vas en politique ». De toute manière, il s’agit d’un mauvais conseil si cela ne vient pas de la personne, et que ce n’est pas négocié à l’intérieur de la famille, car les enfants et le conjoint sont un support important. Ce doit être une décision songée. Les femmes doivent nécessairement faire une réflexion et ne pas se jeter impulsivement dans l’arène, parce que la politique ne marche pas ainsi.

Lucien Boivin // Je pense que dans la lancée que nous vivons présentement, quand l’on regarde l’évolution, que la femme va de plus en plus jouer un rôle important en politique. Elles doivent avant tout se faire confiance. Il faut nécessairement avoir les motivations afin de se lancer en politique. Nous savons qu’il s’agit d’un monde qui est autant pour les hommes que pour les femmes. Ce n’est pas évident de s’engager actuellement quand nous regardons la structure. Je crois que dans l’avenir, les relations seront d’égale à égale, à la seule condition que les femmes prennent leur place.

Christine Sauvageau // Je pense qu’il y aura de plus en plus de femmes dans les prochaines années, jusqu’à ce que nous atteignions un point de rupture. Il y aura donc une différence au niveau de la politique et de la manière de faire les choses. Sur la lancée actuelle, les choses sont portées à changer et je crois que nous y arriverons. On voit présentement dans la MRC Maria-Chapdelaine que plusieurs femmes occupent des postes de mairesse. Cela prouve que les postes de pouvoir sont de plus en plus accessibles aux femmes.

Édith Pelletier // L’avenir est ouvert. Il y a encore plusieurs places qui seront disponibles, permettant aux femmes de prendre leur place aux niveaux municipal, provincial et fédéral. Celles-ci ont une manière différente de voir les événements et ont tendance à ramener plus facilement sur la table les dossiers sociaux. Lors des dernières élections municipales, une baisse des femmes a été remarquée. Il est difficile de cerner une explication à cette diminution. Je crois que la politique est peut-être un sujet qui attire moins les femmes. Dans toutes les sphères d’activité, les modèles sont masculins, donc il est difficile pour une femme de se voir à travers une personnalité publique. Il reste encore beaucoup de chemin à faire.

Lauraine Lucier // Lla place est là. Cette place est prête. Je pense que les femmes doivent prendre leur place, mais avant tout, elles doivent se faire confiance. Je crois que la solution est simple. Les femmes représentent 50 % de la population. Au niveau des décisions, il est important qu’il y ait autant de femmes que d’hommes. Je pense que les qualités de l’une viendraient compenser les manques de l’autre. Un exemple, à La Doré, tout semble bien aller en fonction de l’égalité des hommes et des femmes qui siègent au conseil. Une femme seule entourée de cinq hommes doit avoir un peu plus de misère à tailler sa place qu’un conseil égalitaire. Il est donc important de se soutenir entre femmes et de se faire confiance.

Pierre Castonguay // Je travaille au Collège de Saint-Félicien et je constate qu’il y a un débalancement de la clientèle qui est très fortement féminine. Cette constatation est visible dans toutes les institutions scolaires de la province. Je pense que dans l’avenir, ce phénomène entraînera des répercussions à moyen terme. Ces femmes prendront de plus en plus de place dans toutes les sphères de la société et je pense que la politique ne fera pas exception à cette réalité. Il sera nécessaire de briser les anciennes croyances dans ce milieu institutionnalisé. D’ici une quinzaine d’années, les mentalités changeront. La société aura nécessairement besoin de femmes formées en plus grandes nombre que les hommes. J’espère que dans toutes ces années, l’intérêt de la part des femmes sera toujours présent.
Vos commentaires