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Industrie forestière : nous voulons des réponses

Daniel Migneault par Daniel Migneault
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Article mis en ligne le 14 décembre 2007 à 10:42
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Industrie forestière : nous voulons des réponses
Je m’étais promis de ne plus parler de l’industrie forestière dans mes commentaires d’ici la fin de l’année 2007. Devant les événements récents, j’ai décidé de rompre ma promesse.
Le Sommet de l’avenir forestier s’est déroulé cette semaine à Québec. Comme je m’y attendais, il n’y a pas eu d’annonces extraordinaires pour permettre à cette industrie de se remettre sur les rails.

Il y a tout de même des éléments intéressants qui se dégagent. Le gouvernement a annoncé une politique d’utilisation du bois dans les édifices publics. Le député péquiste de Roberval, Denis Trottier, a plaidé à de nombreuses reprises pour une telle politique. Le gouvernement répond favorablement, même si cela implique des coûts supplémentaires.

La nécessité de créer des aires protégées ne fait plus de doute. Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, espère que ces espaces pourront être développés et créer de la richesse. Il a cité l’exemple de la réserve Ashuapmushuan qui pourrait être développée en collaboration avec la communauté de Mashteuiatsh.

Lors de la fermeture du sommet, le président de la Fédération québécoise des municipalités et le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Bernard Généreux, a fait part de sa satisfaction. Selon lui, l’événement aura permis d’établir de façon consensuelle que les communautés et leurs élus sont des acteurs incontournables qui devront faire partie des solutions à la crise qui prévaut actuellement.

Ces initiatives sont intéressantes, mais elles ne sauveront pas l’industrie forestière. Il faut beaucoup plus. Pour l’industrie forestière, c’est report après report. Le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, devait déposer son livre vert qui dévoilerait les grandes orientations pour les prochaines années. Il faudra attendre en 2008 pour en connaître davantage.

AbitibiBowater devait rencontrer les syndicats régionaux de ses usines le 17 décembre prochain. Les travailleurs devront attendre possiblement en janvier 2008.

Tout le monde marche sur des œufs lorsqu’on parle de l’industrie forestière. Le moment ne semble jamais être propice à la prise de décision. Ces reports sont de plus en plus exaspérants. Nous voulons des réponses, même si ce n’est pas celles que nous souhaitons. Au moins, nous saurons à quoi nous en tenir et nous pourrons nous ajuster en conséquence.
Une bien mauvaise nouvelle
La nouvelle que plusieurs redoutaient est finalement tombée. Louisiana Pacific a décidé de couper sa production à son usine Panneaux Chambord. L’entreprise invoque la hausse du dollar canadien et l’effondrement du marché américain pour justifier sa position.

Panneaux Chambord est pourtant l’une des usines les plus productives. Sa main-d’œuvre est compétente. Les employés étaient même prêts à réduire leur nombre d’heures pour éviter les mises à pied.

Quels sacrifices ces travailleurs devront-ils faire pour éviter de telles décisions? La proposition sur la table me semblait des plus innovatrices. Tous les employés faisaient front commun pour conserver leurs emplois. Encore une fois, ce sont les plus jeunes qui écoperont. Ces mêmes jeunes que l’on tente de convaincre qu’il y a un avenir dans cette industrie.
Question du Net
De nombreuses municipalités déposeront leur budget de l’année 2008 lors de séances spéciales du conseil le 17 décembre prochain. L’Étoile du Lac a demandé à ses lecteurs, via son site Internet, quelle devrait être la priorité des élus lors de l’élaboration de cet exercice financier. En date du 13 décembre à 12 h, 79 personnes ont répondu à notre question. D’abord, 33 (42 %) répondants espèrent que les élus maintiendront ou allégeront le fardeau fiscal des contribuables, 11 personnes (14 %) croient qu’il faut investir massivement dans les infrastructures, 11 (14 %) internautes espèrent que les municipalités dégageront une marge de manœuvre en cas de coup dur, 16 (20 %) répondants demandent que les élus demeurent dans la continuité et 8 (10 %) sont indécis.

La prochaine question du net a une saveur hivernale. Nous vous demandons si vous êtes satisfaits de l’entretien de vos routes en période hivernale. Rendez-vous en grand nombre au www.letoiledulac.com pour voter.

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