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« Le Français » séjourne au Québec pour une formation professionnelle!

Par Frédéric Chatelain du CFP Roberval–Saint-Félicien

Article mis en ligne le 13 mars 2008 à 6:00
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« Le Français » séjourne au Québec pour une formation professionnelle!
(Photo : courtoisie)
« Le Français » séjourne au Québec pour une formation professionnelle!
Par Frédéric Chatelain du CFP Roberval–Saint-Félicien
D'abord, j’aimerais vous préciser que je suis originaire de Savoie, près du Mont Blanc, qui culmine à 4 810 mètres, le plus haut sommet de la France. Je vis à la campagne dans un petit Village près d’Albertville, là où se sont tenus les Jeux olympiques de 1991.
J’aimerais vous dire que mon séjour au Lac-Saint-Jean est d’abord un concours de circonstances. En 2003, deux ans avant ma venue au Québec, je résidais à l’Île de la Réunion et j’étais à la recherche d’un emploi. C’est alors que j’ai pris connaissance de l’ANT, un organisme qui se charge d’envoyer des jeunes en formation au Québec grâce à une entente France-Québec. J’ai pris des informations et de fil en aiguille, on m’a offert une expérience de formation au Québec. Je n’avais pas d’attache, j’avais le goût de vivre une nouvelle expérience, de connaître votre région et « de voir les cousins ». J’ai donc dit oui à cette opportunité. J’ai fait mon choix de formation en mécanique pour obtenir un complément à mon expérience de chauffeur de camion. De plus, j’aime beaucoup le travail manuel.

Je suis arrivé au Québec en décembre 2005, dans la neige, avec un froid beaucoup plus sec que chez moi. Ma première expérience a été en travail sylvicole « abattage et débroussaillage » au CFP de Dolbeau-Mistassini. Je me suis bien adapté et intégré à l’ambiance solaire. Ensuite je me suis inscrit au programme mécanique d’engins de chantier au CFP Roberval–Saint-Félicien. La formation professionnelle répondait à mes attentes et à mes intérêts. De plus, les discussions étaient aisées avec les enseignants. J’ai vécu une belle expérience et reçu une très bonne formation, l’approche était facile et les enseignants compétents. On touche à plusieurs domaines et il règne une très bonne ambiance entre les profs et les élèves. C’est une formation que je recommande sans hésiter, car elle ouvre beaucoup de portes.

Au niveau social, je me suis fait quelques amis et j’ai découvert quelques festivités d’ici. L’été dernier, j’en ai profité pour aller visiter Québec. À Roberval j’ai bien aimé la traversée du lac et le village sur glace l’hiver. À travers ça, je communiquais régulièrement avec ma famille, mais l’éloignement c’est quand même difficile.

La plus grande difficulté rencontrée de ce séjour au Québec est la paperasserie, c’est la « croix et la bannière », c'est-à-dire que c’est un chemin tortueux, il faut répondre à beaucoup de conditions et c’est beaucoup de temps d’attente. Je suis venu ici avec une autorisation temporaire grâce à un permis d’études. C’est difficile d’obtenir la résidence permanente et un permis de travail. Cela nécessite plusieurs mois et beaucoup de papiers juridiques.

Après deux ans, je retourne en France avec un intérêt de revenir ici. Je reviendrais peut-être avec mes papiers de résident permanent ou un permis de travail dans le domaine de la mécanique d’engin de chantier. Sinon, à tout le moins en vacances pour découvrir les autres régions du Québec.

Je compte bien rester en contact avec les enseignants et certains élèves que j’ai côtoyés pendant mes deux années passées ici.

« Merci pour le séjour, j’ai bien aimé. À très bientôt … »

Frédéric Chatelain, dit ici « Le Français »

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