Les jeunes du programme d'éducation internationale tiennent le drapeau afghan. Ils sont entourés des intervenants : Martin Ouellet (gauche), Patrice Bouchard (centre) et le Caporal Vilandré (droite). (Photo : Hélène Gagnon)
Sur la route de l'Afghanistan
Les jeunes de la polyvalente de Quatre-Vents renseignent la communauté
Les étudiants de troisième secondaire, inscrits au programme d'études international offert à la Polyvalente des Quatre-Vent de Saint-Félicien, ont dévoilé le fruit de leurs efforts. Dimanche dernier, à l'Hôtel du Jardin, les jeunes ont présenté une conférence sur l'engagement du Canada en terre afghane.
« Nous avions comme objectif d'élaborer un projet international afin d'informer la communauté. Nous sommes allés voir le maire, Gilles Potvin, afin qu'il puisse nous dire quel besoin les gens de la localité ont sur la scène internationale. C'est à ce moment qu'il nous a proposé de faire une conférence sur la présence militaire en Afghanistan », mentionne Catherine Marcoux, étudiante.
Les jeunes avaient choisi trois intervenants. Patrice Bouchard, enseignant de science politique, Sylvain Vilandré, réserviste au Régiment du Saguenay, et Martin Ouellet, journaliste pour la Presse canadienne. La diversité des intervenants, a permis à l'auditoire d'être renseigné au sujet de la présence militaire, de la réalité que vit au quotidien le peuple afghan et sur le périple des journalistes, qui pour leur métier, risquent parfois leur vie.
Patrice Bouchard a tracé un portrait géographique, économique, politique et sociologique de l'Afghanistan. L'enseignant a fait une comparaison entre la vie d'un jeune Québécois de 15 ans et d'un jeune Afghan du même âge.
Le Caporal Vilandré a offert un témoignage sur le travail des soldats en mission. Au cours de sa mission de sept mois, le caporal Vilandré, ainsi que les 40 Afghans qui œuvraient sous ses ordres ont échafaudé une partie d'un pont. Une seule fois, le soldat est sorti du camp canadien de Kandahar : « Nous devions aller porter une très grande charge d'explosifs. Un tir de fusil dans notre direction et je peux vous assurer qu'ils n'auraient jamais retrouvé mes dents », affirme-t-il.
Martin Ouellet a séjourné de juillet à septembre en Afghanistan. Son expérience a été des plus saisissantes, car au même titre que les soldats, les journalistes risquent leur vie : « Mon voyage a coordonné avec l'attentat sur le chariot blindé de Patrice Roy, journaliste de TVA, et de son caméraman qui a dû se faire amputer la jambe. La plupart de ces mines ont été déposées lors de l'invasion soviétique. Elles n'ont jamais explosé en trente ans, car aucune personne n’a roulé sur cette route depuis un grand nombre d'années », mentionne le journaliste de la Presse canadienne.
Les étudiants au PEI ont réussi leur mission. Par le biais de cette conférence, les gens ont été renseignés au sujet de la situation des militaires canadiens en Afghanistan. Le succès de la conférence est la récompense. Depuis le début de l'année scolaire, ceux-ci ont dû trouver les intervenants et ont assuré un suivi hebdomadaire avec eux afin que tout soit prêt pour le jour de la conférence.