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Jamais trop tard pour faire marche arrière

Hélène Gagnon par Hélène Gagnon
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Article mis en ligne le 6 juin 2008 à 11:23
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Jamais trop tard pour faire marche arrière
L'entrée en vigueur de la politique familiale à Roberval apportera un regain de vie. Le passé est peu lointain, mais nous vivons un retour aux valeurs traditionnelles que les familles véhiculaient aux environs des années 1950. Les nombreuses actions qui sont mentionnées dans la politique auront certainement comme répercussions de resserrer les cellules familiales qui sont parfois heurtées par le train-train quotidien.
Loisirs et culture, environnement, urbanisme, vie communautaire, santé, éducation, travail, sécurité publique, administration publique et communication. Rien ne semble avoir été oublié. Les activités et les projets semblent multiples afin de tisser les liens entre les membres des familles, et cela, peu importe l'âge des enfants.

La famille suit des cycles de vie. Ceux-ci débutent avec la venue d'un premier enfant pour se terminer au moment où le dernier quitte le foyer familial. Les cycles suivent le développement de l'enfant, c'est-à-dire la naissance, la préadolescence, l'adolescence et l'âge adulte. C'est à partir de ces cycles que les besoins et modes de fonctionnement de la famille évoluent. La politique familiale a pensé à tous ces gens et a trouvé des services qui leur conviennent.

C'est intéressant de voir toutes les possibilités que notre milieu nous offre, principalement dans une région où le nombre de natalité est sans cesse grandissant. C'est encourageant! Les acteurs sociaux semblent en mesure de nous donner les ressources essentielles afin d'avoir une meilleure qualité de vie. Nous n'avons plus rien à envier aux grands centres urbains.

La région est comme le fruit défendu : dès que tu y as goûtée, difficile de ne pas y revenir. C'est ce qui m'arrive présentement. Je pensais finir ma vie en banlieue de Québec. Dès mon retour ici, je savais que je ne pouvais plus repartir. Un rythme de vie sain, des paysages à couper le souffle, mille et une ressources communautaires, des gens chaleureux et des acteurs sociaux qui désirent offrir de meilleurs services à leurs citoyens. Bien entendu, il y a ces services dans les agglomérations urbaines, mais l'impact n'est pas similaire, car la densité de population est supérieure et que les activités économiques, sociales et autres ont une ampleur bien différente.

Il y a tellement de choses à découvrir dans nos villes et villages. Pourquoi ne pas jouer les touristes et prendre le temps de découvrir les coins, parfois reculés, qui cachent des lieux extraordinaires. Pas nécessaire de faire plusieurs kilomètres pour s'évader et voir le monde surtout en période d'augmentation du prix de l'essence.

Comme je le mentionnais, il y a deux semaines, les plus grandes richesses se cachent ici. Nous les côtoyons tellement souvent qu'elles deviennent des acquis et se fondent dans le paysage.

La politique familiale de Roberval nous permet de voir d'un nouvel œil ce qui s'offre à nous. Nous découvrons toutes les opportunités de nos milieux. La vie ici fourmille de subtilités qui passent parfois inaperçues. Nous avons droit régulièrement à des spectacles de qualité, à des emplacements afin de pratiquer divers sports, mais aussi à des lieux de quiétude à proximité du lac.

On axe sur le partage des ressources et un accès plus facile aux divers services. J'ai l'impression que si l'exploitation de ces services est correctement réalisée, c'est toute la population qui sera gagnante. Ce sont des initiatives de ce genre qui dynamise nos milieux et qui donne le goût d'y rester. Je comprends les membres du comité qui souhaitent que les familles robervaloises s'approprient la politique familiale.

Comme je l'ai mentionné en début de texte, les événements ont changé depuis les années 1950, mais on revient rapidement vers les valeurs de proximité. Il n'est définitivement jamais trop tard pour faire marche arrière. La modernité est responsable de ce « laisser-aller » collectif. Nous oublions de prendre le temps. Voilà le plus gros problème. Il faut simplement mettre un arrêt à tout cela et prendre quelques minutes pour soi et pour notre famille. Nous disposons de nombreuses ressources afin d'y parvenir, il ne faut simplement prendre connaissance de celles-ci et se les approprier.

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