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L’organisation scolaire 2008-2009 provoque des remous

Daniel Migneault par Daniel Migneault
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Article mis en ligne le 14 juin 2008 à 5:00
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L’organisation scolaire 2008-2009 provoque des remous
Trois des instigateurs de la manifestation, Brigitte Gagné, Bruno Martel, et Janick Saint-Hilaire, sont entourés des parents et élèves.(Photo : Daniel Migneault)
L’organisation scolaire 2008-2009 provoque des remous
Une centaine de parents ont manifesté le 11 juin devant le centre administratif de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets à Saint-Félicien pour protester contre l’organisation scolaire prévue pour l’année 2008-2009. Dès le lendemain, la direction de la commission scolaire a tenu à apporter des précisions pour justifier ses décisions.
Le président du conseil d’établissement de l’école Carrefour étudiant à Saint-Méthode, Bruno Martel, est l’un des instigateurs de ce mouvement populaire. Il cite en exemple son institution qui perdra une classe de cinquième année au profit d’une classe à niveau multiple.

« Nous demandons le statu quo pour la prochaine année. Nous devons trouver des solutions durables. La commission scolaire nous rentre des décisions dans la gorge et affaiblit nos écoles », déplore-t-il.

« Le développement actuel et futur des secteurs dits plus ruraux est directement lié à la situation de leurs écoles. Avec des politiques d’amputation d’enseignement, nous nous dirigeons dramatiquement vers une dévitalisation du milieu », affirme Bruno Martel.

Pour sa part, le Syndicat de l’enseignement Louis Émond prétend que la commission scolaire se garde une marge de manœuvre financière équivalente à 37 postes d’enseignants. La présidente Francine Lapierre a remis en question l’utilisation des fonds dédiés à l’organisation des services d’enseignement et de soutien en adaptation scolaire.
La réplique de la commission scolaire
Le président de la commission scolaire, Rémi Rousseau, et le directeur général, Serge Bergeron, ont ensuite tenu à apporter leur version des faits. Selon les chiffres fournis, les allocations versées par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport permettent de financer 494,82 postes d’enseignants. Lors de la prochaine année, la commission scolaire aura 515,72 enseignants, une différence de 20,91 qui représente un déficit net de 1,5 M$. Ce déficit est épongé à même d’autres enveloppes.

En 2008-2009, la commission scolaire a donc décidé qu’il y aurait 30 classes à degré multiple, par rapport à 24 l’année précédente. Le président Rémi Rousseau souligne que plusieurs écoles vivent depuis une dizaine d’années avec ce type d’organisation et qu’il n’y voit pas d’impacts négatifs pour les élèves.

Le maintien de toutes les écoles est priorisé. Des solutions alternatives comme les classes à degrés multiples et le transfert d’élèves sont donc inévitables.

« Le choc de la démographie vient de prendre un sens pour plusieurs personnes de notre communauté. Les vraies réponses ne résident pas dans notre manière de gérer nos services, mais bien dans la compréhension d’une réalité qui nous permettra, une fois acceptée, de partager une vision commune sur les concessions à faire dans un avenir rapproché. Le phénomène du « pas dans ma cour » donne les résultats que nous connaissons présentement. Nous devons pourtant faire face à la réalité et faire ensemble des choix qui permettront à nos élèves de continuer à recevoir des services de qualité leur assurant les meilleures chances de réussite », déclare Rémi Rousseau.

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