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Les premiers restent premiers au Festirame!

Mario Pelletier poursuit sa lancée victorieuse

par Laurie Gobeil
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Article mis en ligne le 19 juillet 2008 à 11:00
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Les premiers restent premiers au Festirame!
Mario Pelletier en action.(Photo : Laurie Gobeil)
Les premiers restent premiers au Festirame!
Mario Pelletier poursuit sa lancée victorieuse
Si la finale de la chaloupe à rames a fait place à des surprises, dans l’aviron rien n’a été surprenant dans les résultats des premières positions. Par contre, le nombre d’embarcations de même que la performance de certains ont été remarquables lors de la course présentée dans le cadre du Festirame le 12 juillet dernier.
Dans la classe « Aviron solo homme », Mario Pelletier de Roberval a évidemment été le plus fort. Avec une avance incroyable, il a touché le sable de la Dam-en-terre en 3h41m24s, soit plus de 30 minutes avant son plus proche rival, Samuel Lavoie. Profitant de l’occasion, le champion s’est lié d’amitié avec les rameurs français, qu’il pourrait même visiter prochainement, dans le but d’aller pratiquer son sport sur l’autre continent : « Ça a bien été. La Grande-Décharge était difficile, mais on a tellement un beau lac. Je pense qu’ils vont le finir (Européens). Ce sont des conditions idéales pour eux autres », a-t-il prédit après avoir terminé sa course.

L’Almatois Samuel Lavoie a pour sa part vraiment trouvé le parcours dur, du moins plus que l’année dernière : « C’était un plus gros défi. Avant l’île, j’ai eu des crampes. Durant la course, il fallait que je me masse pour pouvoir continuer. Je pleurais comme un bébé quand je suis arrivé », a rappelé celui qui boitait sérieusement à la sortie de son embarcation.

Même s’il termine deuxième pour l’instant (4h09m09s), Samuel Lavoie pour qui il reste deux ans à l’Université à jouer au football pour le Rouge et Or, demeure optimiste. « J’espère de battre Mario d’ici trois ou quatre ans. C’est ma drogue. Ça vaut la peine de s’entraîner. Je ne veux pas arrêter », lance l’athlète de 28 ans.

Dans la catégorie « Aviron femme », Émilie Fortin et Lydia Tremblay ont terminé ce qu’elles avaient commencé depuis le début de la saison. Leur secret, sûrement beaucoup de complicité. Émilie Fortin explique d’ailleurs que contrairement à d’autres équipes qu’elles aperçoivent, elles s’entendent super bien et ne se chicanent pas. Terminant le parcours en 4h28m11s, elles n’ont devancé leurs principales rivales que par deux minutes : « Après 2 h 30, on était quatrième. On ne s’est pas découragées et on a gardé le même rythme », a expliqué Émilie Fortin.

Élisabeth Morel et Émilie Girard ont bien failli mettre la main sur le titre avec un temps de 4h30m50s. Parcourant le trajet en un temps de 4h32m51s, Kathleen Landry et Véronique Desbiens ont passé le fil d’arrivée en 4h32m51s.

Directement du Club aviron de Lille en France, Vivianne Fournier et Hélène Rio se sont placées en quatrième position. Johanne Lachapelle accompagnée d’Hélène Diéval a pris le cinquième rang. Aussi du Club d’aviron de Laval, Linda Ritchie et Michel Trahan se sont placés septième suivi d’Andries Christian et Maryline Noisette au 8e et dernier rang.

Étant donné qu’ils n’ont pas tous eu l’occasion de parcourir une aussi longue distance, le but pour les Européens était de s’amuser. C’est du moins ce que M. Côté leur a dit en réunion vendredi précédant la compétition.
Autres catégorie
Du côté des femmes, notons les belles performances de Geneviève Tétreault, entraîneure au Club d’aviron d’Alma et de Marie-Claude Chapdeleine

Deux kayakistes originaires de Saguenay se sont inscrits dans la classe «kayak», une première, doit-on le rappeler, pour Festirame. Même si la catégorie n’a pas été aussi populaire que souhaité par les organisateurs, Martin Côté se remémore que lorsque la classe aviron a été offerte, les participants ne se bousculaient pas non plus.

Serge Savard a traversé le lac en 4h14m20s et il a été suivi de Simon Carrier (4h43m46s).
Impressionnants et impressionnés!
Les Français présents pour Festirame affichaient un sourire de joie d’avoir réussi le défi qui leur avait été proposé il y a plus d’un an : «On est estomaqué, tout est grand ici. À Montréal, les gens nous demandaient si on avait besoin d’aide. Tout le monde est très sympathique», souligne Martine Bazinette ayant terminé au 3e rang dans «Aviron solo».

Maryline Noisette raconte qu’outre le petit mal de cœur de son partenaire, tout a bien été. Ce dernier n’a probablement pas très bien supporté les barres énergétiques et boissons bien différentes de ce que qu’ils mangent en France.

« J’imaginais la compétition comme ça. C’est la fête pour tout le monde et c’est très chaleureux. Les gens nous encouragent sur le lac et le long des plages », raconte-t-elle de façon enjouée.

Si ce n’était des frais élevés, il y a fort à parier que les Français, ayant tous réussi à traverser le lac, seraient encore de la partie dans le futur, et n’attendraient pas plus de 35 ans pour se joindre à Festirame.

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