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De la boréalie à l’Asie

À la découverte des secret les mieux gardés du Zoo sauvage

Hélène Gagnon par Hélène Gagnon
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Article mis en ligne le 11 août 2008 à 5:00
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 De la boréalie à l’Asie
Plusieurs visiteurs s'arrêtent sur la passerelle afin de regarder les macaques japonais dans leur habitat. (Photo : Marie-Josée Boudreault)
De la boréalie à l’Asie
À la découverte des secret les mieux gardés du Zoo sauvage
Sept ans après avoir effectué un changement majeur en adoptant le créneau de la Boréalie, le zoo de Saint-Félicien aborde maintenant une autre série de changements, celui d’intégrer des animaux exotiques en provenance de l’Asie.
En effet, bien qu’ils soient pour le moment inaccessibles aux visiteurs, des cheveaux de Przewalki sont présentement hébergés au zoo, et on attend sous peu un chameau de Bactrian, une espèce menacée d’extinction qui vit en Chine et en Mongolie. Un projet concernant l’introduction des tigres de Sibérie est également en branle.

Questionnée à ce sujet, Christine Gagnon, adjointe à la conservation, à la recherche et à l’éducation, a confié que l’introduction de ces espèces au zoo s’inscrivent dans le créneau que le zoo a implanté depuis 2001, c’est-à-dire celui de la boréalie. Par Boréalie, on entend toutes les espèces qui vivent dans un climat nordique.

« Cela nous permet d’avoir des espèces d’animaux qui sont exotiques mais qui ne sont pas tropicales. De ce fait, il est beaucoup moins difficile pour eux de s’acclimater au climat jeannois. De plus, nous préconisons une approche où nous essayons le plus possible de recréer l’habitat dans lequel les animaux vivraient à l’état libre », a déclaré l’adjointe.

Commencé en 2001 mais concret depuis 2007, les premiers à être les dignes représentants de ce nouveau créneau sont les macaques japonais et les grues du Japon, qui débutent cette section asiatique du zoo. Les développements futurs prévoient que les tigres de Sibérie côtoieront ces bêtes originaires du pays du soleil levant. Les animaux en provenance de la Mongolie seront quant à eux logés dans l’ancienne aile des animaux exotiques. Les yacks, chevaux et chameaux occuperont l’endroit qui est présentement vide et fermé au public.

Mme Gagnon soulignait d’ailleurs en entrevue la difficulté d’obtenir de ces espèces exotiques : « Avant, nous faisions affaire à des grossistes, ou encore à des zoos qui avaient des listes d’attentes. Avec ce nouveau créneau, les animaux qui nous intéressent sont très rares, certains sont même menacés d’extinction. C’est donc une difficulté de plus, il faut travailler fort, et tout prévoir à l’avance », a-t-elle déclaré.

Et lorsque ces espèces exotiques sont en grand nombre, il y a évidemment la possibilité de jouer à l’agence de rencontre et favoriser des rapprochements entre certains membres d’une espèce : « Nous avons présentement un couple de grues du Japon et un mâle célibataire. Une femelle doit venir rejoindre le groupe et nous espérons qu’ils vont s’accepter mutuellement et former un couple. Toutes les conditions de l’habitat sont optimales pour la reproduction. Si cela arrive, c’est toujours un moment heureux et cela nous permet de diversifier le bassin génétique », a confié Mme Gagnon.
Des activités pour tous
En plus de toutes ces nouveautés à caractère animalier, de nouvelles activités se greffent toujours à celles déjà existantes. L’activité « Gardien d’un jour » a commencé l’an passé mais ce n’est que cet été que des gens ont pu accompagner un gardien durant sa tournée quotidienne.

Un autre secret bien gardé des activités du zoo est celui de L’Aventure au pays des caribous, qui existe depuis 2004, et est très populaire auprès des Européens : « 60% de nos réservations sont des Français, et nous observons une augmentation significative depuis quelques années. Ce sont des gens qui désirent pousser plus loin l’aventure », a conclu Mme Gagnon.

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