(Photo : Daniel Migneault)
Des craintes sur l’avenir des services postaux
Les employés de Postes Canada ne cachent pas leur inquiétude sur de possibles changements au sein de la société d’état.
« Nous sommes contre la déréglementation de Postes Canada ». C’est le message que les organisations syndicales ainsi que plusieurs groupes communautaires et municipalités à travers le pays ont envoyé au Comité consultatif chargé de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes.
Selon le directeur national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Christian Martel, une déréglementation du service postal se traduirait par une augmentation des tarifs, une diminution des services, une suppression d’emplois, des répercussions sur l’environnement et une diminution de la sécurité et de la confidentialité du courrier.
« Ceux qui font des pressions sur le gouvernement pour déréglementer Postes Canada n’ont d’intérêt que pour les grands centres; ils ne sont pas intéressés à desservir les régions comme la nôtre et seul l’appât du gain les intéresse », affirme pour sa part le président du Conseil régional FTQ Saguenay—Lac-Saint-Jean, Yvan Tremblay.
La réflexion va même plus loin. Christian Martel s’interroge sur les raisons qui motivent Postes Canada en expliquant qu’ailleurs, la déréglementation a entraîné des pertes d’emplois, des diminutions de services et la hausse de tarifs. En Suède, le tarif de base a augmenté de 90 % depuis 1993. Depuis sa déréglementation en 2006, la Royal Mail du Royaume–Uni subit d’intenses pressions de la part de concurrents; résultat : ses volumes de courrier et ses recettes sont en baisse. La Royal Mail affirme qu’une hausse des tarifs de la poste lettre est inévitable et que le service universel est menacé.
Dans une missive expédiée aux membres du comité consultatif de l’Examen stratégique de la Société canadienne des postes, les Conseils régionaux FTQ Saguenay–Lac-Saint-Jean et haut du Lac-St Jean–Chibougamau-Chapais, par la voix de leurs présidents Yvan Tremblay et Michel Routhier, insistent sur l’importance de maintenir un service universel à coût abordable.